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Revue de Presse 11Aout

 
Libération
L'écho de la Presquîle
Ouest France
Bulletin DSBV
 

Adresse:

DSBV BP11 

56190 BILLIERS

 

Email:

Défense_Sauvegarde.

Baie_Vilaine@tiscali.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La traversée du 11 Août a marqué les esprits

 

Le Contexte

Le 11 Aout 2002 DSBV traverse la Vilaine à Pieds. Entre la pointe de Penlan (Billiers) et l'anse de Camaret (Penestin), 5 valeureux réussissent la traversée de plus de 2km à l'embouchure de la Vilaine. Semi immergés, jamais leurs pieds ne quitteront le fond vaseux durant la traversé.  DSBV remporte cette fois la manche médiatique.Un exploit autant militant que sportif réalisé par 5 pêcheurs de crevettes aguerris dont M. RIVAL (maire de Billiers). Les héros ont été accueillis par apéro concert grillades… L’opération a connu un impact médiatique considérable:

Journal de 2Oh sur TF1, France 2, France 3,une page dans Libération, des flash sur France Info

Depuis ce jour: '' Nul n'est censé ignorer la Vase''


De gauche à droite: M. Rival (maire de Billiers), M. Mehuys( pdt DSBV), M. Hyance ( adhérent et pêcheur de crevettes)

Pourquoi cette traversée

Depuis quelques années, les pêcheur à pieds qui sillonnent la pointe de Penlan à l’époque de la crevette se disent: “ Traverser la Vilaine à pied ça doit être possible!”. Les études sur la sédimentation dans l’estuaire on montré qu’à l’embouchure l’envasement est tel que le fond du fleuve est à 80cm au dessous du niveau de la mer aux vives eaux. Le chenal navigable s’est singulièrement réduit créant une barre de vase où de plus en plus de navires de plaisance viennent régulièrement s’échouer.L’envasement de la Vilaine n’est pas inéluctable, on peut agir pour la réhabilitation de l’estuaire.Cette traversée est au delà de l’exploit sportif, une volonté de:

  • Montrer le caractère gravissime de l’envasement.
  • Sensibiliser la population les pouvoirs publics de la nécessité de désenvaser l’estuaire

Voici un aperçu de la revue de Presse...

 

Les aventuriers de la vase défendent l'estuaire
Billiers (Morbihan)

 envoyé spécial

Libération 13 août 2002

Inquiets de voir les sédiments encrasser l'embouchure de la Vilaine, des protecteurs de l'environnement font la traversée «à pied»en signe de protestation.

"Contre la vase": Les lettres orange fluo des pancartes fléchant le lieu de rendez-vous sont sans ambiguïté. Sur une petite falaise surplombant l'embouchure de la Vilaine, une soixantaine de militants antienvasement, de touristes et de curieux, mélange de cirés et de parapluies, se sont rassemblés sous les nuages pour assister à l'exploit du jour, «la première traversée de la Vilaine à pied». Et cela, en son endroit le plus large puisqu'il s'agit précisément de la limite de l'estuaire avant l'océan, soit deux kilomètres d'eau séparant la pointe de Penlan, sur la commune de Billiers (Morbihan), et la pointe du Halgen, juste en face.
Coefficient 102. Le but de cette performance n'a rien de sportif: en marchant là où on ne devrait que pouvoir naviguer, les participants veulent démontrer que l'envasement de l'estuaire a atteint un stade alarmant. Et qu'il met toute une économie en péril (lire ci-Contre. L'heure et le jour de la performance ont été soigneusement choisis, 12h30, uneheure avant que lamer soit tout à fait basse, par un coefficient de 102, manière d'avoir encoreun peu d'eau mais pas trop. Sous la bruine persistante, les cinq candidats se préparent, une vieille vareuse, un tee-shirt ou un chandail enfilé sur une combinaison recouverte d'un pantalon aux jambes serrées par une ficelle sur des bottes en caoutchouc. Drôles de harnachements pour un drôle d'équipage. «Ce genre de traversée n'est possible que pour des personnes averties, prévient toutefois Eric Méhuys, l'un des cinq téméraires. Nous sommes tous des pêcheurs de crevettes habitués à évoluer dans l'eau et la vase durant parfois trois heures en parcourant de trois à cinq kilomètres.»

L'idée de ce défi revient à Guy Rival, maire de Billiers, lui aussi de l'équipée. «Il paraît que je suis parfois un peu farfelu», concède cet enseignant retraité de 60 ans. Mais le moment du départ approche. Les accompagnateurs descendent sur des rochers coiffés de goémons recouvrant la vase et prennent place dans quelques frêles embarcations. L'une d'elles arbore le pavillon de l'association DSBV (Défense et sauvegarde de la baie de Vilaine), tandis que les cinq hommes s'enfoncent dans une eau grise, sale, saturée de sédiments. Deux d'entre eux, Alain Denis, vétérinaire, Dominique Hiance, médecin, n'ont pas renoncé à leur haveneau, sorte de large épuisette servant à pêcher la crevette. Mais ils s'en sépareront rapidement De la berge proviennent les échos étouffés d'une invisible cornemuse. Un vent soutenu souffle sur l'étrange caravane. En quelques dizaines de mètres les cinq pêcheurs de crevettes ont déjà de l'eau jusqu'à la ceinture et le groupe s'étire d'un pas régulier et d'excellente humeur vers le milieu de l'estuaire. «On a de la vase jusqu'aux mollets mais l'eau est bonne aux alentours de 18 degrés» indique, rigolard, Eric Méhuys, le président de la DSBV. Rapidement les vagues leur cognent la poitrine. Pas trop pénible? «Pas du tout! Se marre Marc Villard, le cinquième larron, anesthésiste de profession. L'eau nous porte, on sent juste que c'est mou sous nos piedset que ça glisse un peu.»
Voilier penché. Une demi heure s'est bientôt écoulée, c'est le moment de l'étale dans la zone supposée la plus profonde. Un peu à la traîne, le maire de Billiers, la barbe plus sel que poivre, dégoulinante, regrette d'avoir chaussé des bottes aux semelles trop lisses pour l'impulsion souhaitée. Eric Méhuys, le moins avantagé du groupe puisqu'il mesure tout juste 1,63 mètre, gobe régulièrement le haut des vagues, tandis que la silhouette luisante et effilée d'un bar jaillit d'un bond sous son nez. Non loin, la masse légèrement penchée d'un voilier montre que sa quille touche le fond. La petite troupe, aux faux airs de pirates naufragés, continue d'avancer. Inexorablement. Le temps d'une tasse de café et d'un biscuit consommés près des embarcations qui papillonnent autour des cinq têtes flottantes et on distingue de plus en plus distinctement les centaines de pieux sombres et couverts de moules qui s'alignent sur les rives de Pénestin. L'eau se fait moins profonde. Pari gagné! Non loin du bord: alors que les bouchots se dressent comme autant de haies d'honneur, Marc Villard remue une dernière fois du pied e fond marin pour faire remonter à la surface un nuage de vase noire écœurante, et Dominique Hiance résume l'affaire: «Je suis à la fois très fier et très ému d'avoir réalisé un rêve de gosse. Malheureusement, ce sont des circonstances extérieures qui nous l' ont fait réaliser.»

PIERRE-HENRI ALAIN


La faute au barrage

L'envasement de l'estuaire ne date pas d'aujourd'hui. Mais il a pris des proportions inquiétantes ces dernières années. Dans une région qui vit essentiellement du tourisme et de la mytiliculture, c'est toute une économie qui est menacée. Depuis la construction du barrage d'Arzal, en 1970, les sédiments marins en provenance de l'estuaire de la Loire n'ont cessé de s'amonceler, interdisant peu à peu toute activité aux abords de l'ouvrage et repoussant toujours plus loin champs de moules et plages salubres. Depuis près de trente ans, environ 25 millions de mètres cubes de vase ont ainsi encrassé l'estuaire. Conçu à l'origine pour protéger Redon des fortes marées, le barrage devait en effet rester le plus souvent ouvert. Mais des 1972, il servira de retenue d'eau douce pour toute la région côtière, de la presqu'île guérandaise au golfe du Morbihan, avec l'une des plus importantes usines régionales de production d'eau potable. Résultat, le barrage fermé le plus clair du temps, n'a plus permis aux courants de jouer leur rôle de chasse d'eau. Les défenseurs de l'estuaire attendent beaucoup du Sage Vilaine(schéma d'aménagement et de gestion des eaux),actuellement en discussion. Et préconisent l'étude de solutions financières (une taxe sur l'eau douce du barrage pourrait être envisagée) qui permettraient la mise en place d'un programme de désenvasement du site. 

P.-H.A.

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VILAINE: Cette Vase qui inquiète

L’écho de La presqu’île 16 Aout 2002

Dimanche, cinq membres de l'association DSBV. (Défense et sauvegarde de la baie de Vilaine) ont traversé l'estuaire. Selon eux, "il est urgent de prendre des mesures" contre ce "véritableproblème écologique" que représente l'envasement du site.

Depuis quelques années, les pêcheurs à pied qui sillonnent la pointe de Pen-Lan et nombre de plaisanciers qui se sont trouvés envasés à marée basse, se sont posé la question: au point où sont les choses, traverser la Vilaine à pied, ça doit être possible.Les études les plus sérieuses leur donnaient raison. Lors des vives eaux, même à l'embouchure, le fond du fleuve ne se trouve guère à plus de 80 centimètres du niveau de la mer.Cet envasement, depuis la mise en eau du barrage d'Arzal en 1972, n'a cessé de s'aggraver.
En trente ans, des dizaines de millions de mètres cubes de sédiments se sont déposés dans l'estuaire. Selon les estimations les moins pessimistes, le lit du fleuve serait actuellement recouvert d'une couche de vase de 2,5 mètres en moyenne avec une épaisseur de plus de 8 mètres par endroits. Certains parlent de beaucoup plus. .
C'est dire l'ampleur du phénomène qui prend les allures d'un véritable désastre écologique, quand on sait le peu de dispositions prises pour y remédier.
Les nuisances touchent tout le monde. Les baigneurs, bien sûr, les plaisanciers c'est évident, mais aussi les professionnels mytiliculteurs considérablement gênés. Ces derniers ont d'ailleurs dû se déplacer progressivement vers l'aval. L' association D S B V (Défense et sauvegarde de la baie de Vilaine) créée en 1999, regroupe les usagers de l'estuaire. Elle veut susciter un grand débat auprès de ses adhérents, du grand public, mais aussi des élus et de ceux qu'elle tient pour responsables de cet état de fait.
Le barrage et sa retenue d'eau douce sont considérés comme la cause principale.
"Dévaser, c'est possible"
Pour l'association, puisque la production d'eau potable est la justification principale de l'existence du barrage, il serait normal que les bénéfices faits sur la vente d'eau servent à corriger les nuisances dans l'estuaire. Toujours selon les responsables de l'associatIOn, dévaser c'est possible. Il existe des solutions techniques à condition qu'une volonté politique se manifeste.Pour mieux sensibiliser les esprits, il fallait une opération spectaculaire. Guy Rival, le maire de Billiers, y pensait depuis longtemps. Avec ses amis pêcheurs à pied, Eric Mehuys, président de l'association, Dominique Hiance, Marc Villard et Alain Denis, ils ont pris la décision. Après de minutieuses études et forts de leur expérience respective, traverser la Vilaine à pied était possible et ils allaient le faire.
Dimanche Il août, accompagnés des bateaux de sécurité, ils sont partis, à12 h 40, peu avant la marée basse, de la pointe de Penlan à Billiers. Après un périple aquatique et vaseux d'environ deux kilomètres, ils ont rejoint la rive gauche, plage de Camaret à Pénestin, en une heure et quart. Ils n'avaient pas d'équipement particulier, sinon, pour certains, une combinaison ou des bottes courtes pour ne pas embarquer trop d'eau. C'est grâce à la sustentation de l'eau qu'ils ont évité l' envasement. Frais comme des... gardons, sans la moindre anicroche, c'est par une foule nombreuse et enthousiaste qu'ils ont été accueillis et ovationnés à la juste mesure de leur p,erformance. .A noter toutefois que cette aventure n'est pas à conseiller aux néophytes. Les cinq marcheurs de la mer sont tous des amateurs chevronnés qui, de plus, ont longuement préparé leur traversée en s'entourant de toutes les mesures de sécurité. Le fleuve reste dangereux; vouloir l'ignorer confinerait à l'inconscience."Nous n'avons pas voulu réaliser un exploit", a d'ailleurs déclaré le président. "Nous voulions attirer l'attention sur un véritable pro-mêiite écologique qui touche tout le monde. L'estuaire se dégrade sérieusement et il est urgent de prendre des mesures. Nous voulons surtout que les autorités prennent leurs responsabilités. Nous demandons en particulier que ce problème soit inscrit dans le SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux) en cours d'élaboration".
Le message a été entendu, semble-t-il, tout au moins par les spectateurs présents. Nombreux à partager le verre de l'amitié et la grillade partie animés par le jeune groupe musical "Les Sultans Strings", ils ont, pour beaucoup, signé le registre de la pétition ouverte à cet effet.

Emile Gérardière

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On a Marché sur la Vase de la Vilaine

Article paru dans OUEST France du 12 août 2002


Ils l'ont fait. Cinq «pêcheurs de crevettes » de Défense et sauvegarde de la baie de Vilaine, dont un maire, celui de Billiers,ont traversé dimanche à pied, sur la vase, l'estuaire de la Vilaine. Un périple de deux kilomètres effectué en une heure et quart pour démontrer l'envasement de l'embouchure et réclamer une réhabilitation du site.

Certains plaisanciers de la Vilaine doivent encore se demander s'il n'ont pas rêvé dimanche midi l Croiser au beau milieu de l'estuaire des marcheurs, les entendre plaisanter sur les règles de priorité entre voiliers et piétons, alors qu'ils prenaient café et les petits gâteaux, jusqu'au cou dans les vagues ! II faut le voir pour le croire. Et pourtant, les nombreux témoins de cette première traversée de la Vilaine à pied peuvent en attester : les choses se sont bien passées ainsi. Ils ont été cinq, dimanche, à effectuer ce périple de deux kilomètres, à marée descendante, les pieds sur la vase et le corps en partie immergé. Guy Rival, 60 ans, maire de Billiers, était accompagné d'Éric Méhuys, président de Défense et Sauvegarde de la baie de Vilaine, association qui a suscité l'événement et de trois autres pêcheurs de crevettes, tous habitués du site : Dominique Hiance, 53 ans, et Marc Villard 45 ans, médecins, Alain Denis, 49 ans, vétérinaire, seul du groupe à ne pas porter de combinaison.

« La température de l'eau était sensiblement la même que celle de l'air», explique ce courageux qui, en revanche, arborait un superbe chapeau blanc !« Ce n'est pas une épreuve physique difficile », renchérit le doyen du groupe satisfait d'avoir au travers de cette traversée inédite « montré que l'envasement de la Vilaine est quelque chose de réel : ce n'est tout de même pas ordinaire de traverser l'estuaire d'un fleuve ! »


La mer est restée assez haute


Partis de la pointe de Penlan à Biliers à 12 h 40, les marcheurs ont rejoint la rive gauche d'en face, la jointe du Halguen en Pénestin, une heure et quinze minutes plus tard. Sans pépin.pour les participants les moins grands. Petite surprise, en dépit du fort coefficient de marée (102), l'eau est restée assez haute d'où un effet de portance accru. « Dès qu'on a de l'eau à la poitrine, on enfonce très peu dans la vase », se félicitait Dominique Hiance, « content d'avoir réalisé un vieux rêve de gosse. » En dépit d'un temps médiocre et d'un petit clapot désagréable, sur tout pour les participants les moins grands. Petite surprise, en dépit du fort coefficient de marée (102), l'eau est restée assez haute d'où un effet de portance accru. « Dès qu'on a de l'eau à la poitrine, on enfonce très peu dans la vase », se félicitait Dominique Hiance, « content d'avoir réalisé un vieux rêve de gosse. »

Un périple qui n'est pas à la portée du premier venu, a tenu à rappeler, dissuasif, le président Méhuys... Ce n'est d'ailleurs pas l'exploit sportif que visaient ces pêcheurs de crevettes hors du commun.« Nous voulons attirer l'attention des autorités sur un envasement aussi préjudiciable au tourisme, à Ia plaisance (trouver des voiliers échoués sur les bancs de vase par demi-douzaine est fréquent) qu'à la conchyliculture ou à la pêche. L'estuaire se dégrade sérieusement. Il est urgent de prendre des
mesures.»
L'association fait actuellement circuler une pétition par laquelle elle réclame que « la réhabilitation des conditions d'usage de l'estuaire » figure en toutes lettres dans le Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux de la Vilaine (SAGE) actuellement en cours d'élaboration. Après la démonstration dominicale des «pêcheurs de crevettes », nul ne pourra dire qu'il ne savait pas. C'est bien ce qu'ils cherchaient.


Jean-Charles MICHEL

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  Traversée du 11Aout:

Désormais ,Nul n'est censé ignorer la Vase !

Bulletin de l'Association

Si vous étiez en vacances ou simplement distraits, voici un petit résumé du déchaînement presse et audiovisuel qu’a suscité la traversée de l’estuaire par les cinq valeureux DSBVistes. L’association a connu, osons le dire, son quart d’heure de gloire médiatique.

L’annonce de la traversée  dans la page régionale du Télégramme bientôt relayé par Ouest France sert de détonateur. Puis c’est le tour des radios : une interview sur Océane FM en direct de Penestin, une autre sur Radio Ste Anne. Les porte-parole le l’association ont tout loisir de rôder leur discours et de prévenir du caractère périlleux de l’opération. Le relais est alors pris par les radios régionales Radio Armorique, Radio France Loire Océan puis France Info.

A la veille du départ, le standard de l’association explose : tout le monde souhaite accompagner nos héros pour vivre la traversée de l’intérieur : l’équipe de FR3, les radios, l’équipe de Libération et de l’écho de la Presqu’île. Et voilà l’heure du départ...

Entre micros et caméras les 5 aventuriers gagnent tant bien que mal la vase. La foule nombreuse au départ se perd dans la brume et une foule encore plus nombreuse se dessine à l’arrivée. L’envasement et tel que l’exploit est à portée de botte.

Et le tout sous un ciel humide voire franchement mouillé. Le soir l’opération fait la une du Soir 3, un flash toutes les heures sur Radio France Loire Océan. Le lendemain, Presse Océan, Ouest France, Le Télégramme sont au rendez-vous, le surlendemain Libération (en page société, s’il vous plaît ).

Alors le téléphone sonne à nouveau : c’est TF1 et pour le 20h ! On remobilise les troupes, on se replonge dans la vase. Quelques prises de vue, quelques interviews, une remontée de Vilaine jusqu’à Tréhiguier…Et c’est, le 20 heures du 15 Août : 2 minutes d’envasement à portée nationale : Nul, désormais, n’est censé ignorer la vase !

Une semaine plus tard, c’est l’équipe de France 2. Sur l’air de "Monsieur, on n’était pas là, mais vous pourriez le refaire. Rien qu’une fois, c’est pour la télé ". Le temps d’expliquer que c’est la morte eau mais le rendez-vous est pris quand même. Une remontée jusqu’à Tréhiguier quelques interviews pour une apparition au 20heures de France 2 le jeudi 22.

Maintenant si vous vous promenez le long de l’estuaire et que voyez un type avec un appareil photo ou une caméra, ne vous arrêtez pas forcément ; c’est peut être un touriste !

Eric KERDELHUE

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