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La
traversée du 11 Août a
marqué les esprits
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| Le 11 Aout 2002 DSBV
traverse la Vilaine à Pieds. Entre la pointe de Penlan (Billiers)
et l'anse de Camaret (Penestin), 5 valeureux réussissent la
traversée de plus de 2km à l'embouchure de la Vilaine. Semi
immergés, jamais leurs pieds ne quitteront le fond vaseux durant la
traversé. DSBV remporte cette fois la manche médiatique.Un exploit autant militant que sportif réalisé
par 5 pêcheurs de crevettes aguerris dont M. RIVAL (maire
de Billiers). Les héros ont été accueillis
par apéro concert grillades… L’opération
a connu un impact médiatique considérable:
Journal
de 2Oh sur TF1, France 2, France 3,une page dans Libération,
des flash sur France Info
Depuis
ce jour: '' Nul n'est censé ignorer
la Vase''
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De gauche
à droite: M. Rival (maire de Billiers), M. Mehuys( pdt DSBV), M. Hyance
( adhérent et pêcheur de crevettes)
Depuis
quelques années, les pêcheur à pieds qui sillonnent
la pointe de Penlan à l’époque de la crevette se
disent: “ Traverser la Vilaine à pied ça
doit être possible!”. Les études sur
la sédimentation dans l’estuaire on montré qu’à
l’embouchure l’envasement est tel que le fond du fleuve
est à 80cm au dessous du niveau de la mer aux vives eaux. Le
chenal navigable s’est singulièrement réduit créant
une barre de vase où de plus en plus de navires de plaisance
viennent régulièrement s’échouer.L’envasement
de la Vilaine n’est pas inéluctable, on peut agir pour
la réhabilitation de l’estuaire.Cette traversée
est au delà de l’exploit sportif, une volonté de:
- Montrer
le caractère gravissime de l’envasement.
- Sensibiliser
la population les pouvoirs publics de la nécessité de
désenvaser l’estuaire
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Voici un aperçu de la revue
de Presse...
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Les aventuriers de la vase défendent
l'estuaire
Billiers (Morbihan)
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envoyé spécial
Libération
13 août 2002
Inquiets
de voir les sédiments encrasser l'embouchure de la Vilaine, des protecteurs
de l'environnement font la traversée «à pied»en signe
de protestation.
"Contre
la vase":
Les lettres orange
fluo des pancartes fléchant le lieu de rendez-vous sont sans ambiguïté.
Sur une petite falaise surplombant l'embouchure de la Vilaine, une soixantaine
de militants antienvasement, de touristes et de curieux, mélange de cirés
et de parapluies, se sont rassemblés sous les nuages pour assister à
l'exploit du jour, «la première traversée de la Vilaine
à pied». Et cela, en son endroit le plus large puisqu'il s'agit
précisément de la limite de l'estuaire avant l'océan, soit
deux kilomètres d'eau séparant la pointe de Penlan, sur la commune
de Billiers (Morbihan), et la pointe du Halgen, juste en face.
Coefficient 102. Le but de cette performance n'a rien de sportif: en marchant
là où on ne devrait que pouvoir naviguer, les participants veulent
démontrer que l'envasement de l'estuaire a atteint un stade alarmant.
Et qu'il met toute une économie en péril (lire ci-Contre. L'heure
et le jour de la performance ont été soigneusement choisis, 12h30,
uneheure avant que lamer soit tout à fait basse, par un coefficient de
102, manière d'avoir encoreun peu d'eau mais pas trop. Sous la bruine
persistante, les cinq candidats se préparent, une vieille vareuse, un
tee-shirt ou un chandail enfilé sur une combinaison recouverte d'un pantalon
aux jambes serrées par une ficelle sur des bottes en caoutchouc. Drôles
de harnachements pour un drôle d'équipage. «Ce
genre de traversée n'est possible que pour des personnes averties,
prévient toutefois Eric Méhuys, l'un des cinq téméraires.
Nous sommes tous des pêcheurs de crevettes habitués à évoluer
dans l'eau et la vase durant parfois trois heures en parcourant de trois à
cinq kilomètres.»
L'idée de
ce défi revient à Guy Rival, maire de Billiers, lui aussi de l'équipée.
«Il paraît que je suis parfois un peu farfelu»,
concède cet enseignant retraité de 60 ans. Mais le moment du départ
approche. Les accompagnateurs descendent sur des rochers coiffés de goémons
recouvrant la vase et prennent place dans quelques frêles embarcations.
L'une d'elles arbore le pavillon de l'association DSBV (Défense et sauvegarde
de la baie de Vilaine), tandis que les cinq hommes s'enfoncent dans une eau
grise, sale, saturée de sédiments. Deux d'entre eux, Alain Denis,
vétérinaire, Dominique Hiance, médecin, n'ont pas renoncé
à leur haveneau, sorte de large épuisette servant à pêcher
la crevette. Mais ils s'en sépareront rapidement De la berge proviennent
les échos étouffés d'une invisible cornemuse. Un vent soutenu
souffle sur l'étrange caravane.
En quelques dizaines de mètres les cinq pêcheurs de crevettes ont
déjà de l'eau jusqu'à la ceinture et le groupe s'étire
d'un pas régulier et d'excellente humeur vers le milieu de l'estuaire.
«On a de la vase jusqu'aux mollets mais l'eau est bonne aux
alentours de 18 degrés» indique, rigolard, Eric Méhuys,
le président de la DSBV. Rapidement les vagues leur cognent la poitrine.
Pas trop pénible? «Pas du tout! Se marre Marc Villard,
le cinquième larron, anesthésiste de profession. L'eau nous porte,
on sent juste que c'est mou sous nos piedset que ça glisse un peu.»
Voilier penché. Une demi heure s'est bientôt écoulée,
c'est le moment de l'étale dans la zone supposée la plus profonde.
Un peu à la traîne, le maire de Billiers, la barbe plus sel que
poivre, dégoulinante, regrette d'avoir chaussé des bottes aux
semelles trop lisses pour l'impulsion souhaitée. Eric Méhuys,
le moins avantagé du groupe puisqu'il mesure tout juste 1,63 mètre,
gobe régulièrement le haut des vagues, tandis que la silhouette
luisante et effilée d'un bar jaillit d'un bond sous son nez. Non loin,
la masse légèrement penchée d'un voilier montre que sa
quille touche le fond. La petite troupe, aux faux airs de pirates naufragés,
continue d'avancer. Inexorablement. Le temps d'une tasse de café et d'un
biscuit consommés près des embarcations qui papillonnent autour
des cinq têtes flottantes et on distingue de plus en plus distinctement
les centaines de pieux sombres et couverts de moules qui s'alignent sur les
rives de Pénestin. L'eau se fait moins profonde. Pari gagné! Non
loin du bord: alors que les bouchots se dressent comme autant de haies d'honneur,
Marc Villard remue une dernière fois du pied e fond marin pour faire
remonter à la surface un nuage de vase noire écœurante, et
Dominique Hiance résume l'affaire: «Je suis à
la fois très fier et très ému d'avoir réalisé
un rêve de gosse. Malheureusement, ce sont des circonstances extérieures
qui nous l' ont fait réaliser.»
PIERRE-HENRI
ALAIN
La faute au barrage
L'envasement de l'estuaire
ne date pas d'aujourd'hui. Mais il a pris des proportions inquiétantes
ces dernières années. Dans une région qui vit essentiellement
du tourisme et de la mytiliculture, c'est toute une économie qui est
menacée. Depuis la construction du barrage d'Arzal, en 1970, les sédiments
marins en provenance de l'estuaire de la Loire n'ont cessé de s'amonceler,
interdisant peu à peu toute activité aux abords de l'ouvrage et
repoussant toujours plus loin champs de moules et plages salubres. Depuis près
de trente ans, environ 25 millions de mètres cubes de vase ont ainsi
encrassé l'estuaire. Conçu à l'origine pour protéger
Redon des fortes marées, le barrage devait en effet rester le plus souvent
ouvert. Mais des 1972, il servira de retenue d'eau douce pour toute la région
côtière, de la presqu'île guérandaise au golfe du
Morbihan, avec l'une des plus importantes usines régionales de production
d'eau potable. Résultat, le barrage fermé le plus clair du temps,
n'a plus permis aux courants de jouer leur rôle de chasse d'eau. Les défenseurs
de l'estuaire attendent beaucoup du Sage Vilaine(schéma d'aménagement
et de gestion des eaux),actuellement en discussion. Et préconisent l'étude
de solutions financières (une taxe sur l'eau douce du barrage pourrait
être envisagée) qui permettraient la mise en place d'un programme
de désenvasement du site.
P.-H.A.
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revue de presse
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VILAINE:
Cette Vase qui inquiète
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L’écho de La presqu’île
16 Aout 2002
Dimanche, cinq membres
de l'association DSBV. (Défense et sauvegarde de la baie de Vilaine)
ont traversé l'estuaire. Selon eux, "il est urgent de prendre des
mesures" contre ce "véritableproblème écologique"
que représente l'envasement du site.
Depuis
quelques années, les pêcheurs à pied qui sillonnent la pointe
de Pen-Lan et nombre de plaisanciers qui se sont trouvés envasés
à marée basse, se sont posé la question: au point où
sont les choses, traverser la Vilaine à pied, ça doit être
possible.Les études les plus sérieuses leur donnaient raison.
Lors des vives eaux, même à l'embouchure, le fond du fleuve ne
se trouve guère à plus de 80 centimètres du niveau de la
mer.Cet envasement, depuis la mise en eau du barrage d'Arzal en 1972, n'a cessé
de s'aggraver.
En trente ans, des dizaines de millions de mètres cubes de sédiments
se sont déposés dans l'estuaire. Selon les estimations les moins
pessimistes, le lit du fleuve serait actuellement recouvert d'une couche de
vase de 2,5 mètres en moyenne avec une épaisseur de plus de 8
mètres par endroits. Certains parlent de beaucoup plus. .
C'est dire l'ampleur du phénomène qui prend les allures d'un véritable
désastre écologique, quand on sait le peu de dispositions prises
pour y remédier.
Les nuisances touchent tout le monde. Les baigneurs, bien sûr, les plaisanciers
c'est évident, mais aussi les professionnels mytiliculteurs considérablement
gênés. Ces derniers ont d'ailleurs dû se déplacer
progressivement vers l'aval. L' association D S B V (Défense et sauvegarde
de la baie de Vilaine) créée en 1999, regroupe les usagers de
l'estuaire. Elle veut susciter un grand débat auprès de ses adhérents,
du grand public, mais aussi des élus et de ceux qu'elle tient pour responsables
de cet état de fait.
Le barrage et sa retenue d'eau douce sont considérés comme la
cause principale.
"Dévaser, c'est possible"
Pour l'association, puisque la production d'eau potable est la justification
principale de l'existence du barrage, il serait normal que les bénéfices
faits sur la vente d'eau servent à corriger les nuisances dans l'estuaire.
Toujours selon les responsables de l'associatIOn, dévaser c'est possible.
Il existe des solutions techniques à condition qu'une volonté
politique se manifeste.Pour mieux sensibiliser les esprits, il fallait une opération
spectaculaire. Guy Rival, le maire de Billiers, y pensait depuis longtemps.
Avec ses amis pêcheurs à pied, Eric Mehuys, président de
l'association, Dominique Hiance, Marc Villard et Alain Denis, ils ont pris la
décision. Après de minutieuses études et forts de leur
expérience respective, traverser la Vilaine à pied était
possible et ils allaient le faire.
Dimanche Il août, accompagnés des bateaux de sécurité,
ils sont partis, à12 h 40, peu avant la marée basse, de la pointe
de Penlan à Billiers. Après un périple aquatique et vaseux
d'environ deux kilomètres, ils ont rejoint la rive gauche, plage de Camaret
à Pénestin, en une heure et quart. Ils n'avaient pas d'équipement
particulier, sinon, pour certains, une combinaison ou des bottes courtes pour
ne pas embarquer trop d'eau. C'est grâce à la sustentation de l'eau
qu'ils ont évité l' envasement. Frais comme des... gardons, sans
la moindre anicroche, c'est par une foule nombreuse et enthousiaste qu'ils ont
été accueillis et ovationnés à la juste mesure de
leur p,erformance. .A noter toutefois que cette aventure n'est pas à
conseiller aux néophytes. Les cinq marcheurs de la mer sont tous des
amateurs chevronnés qui, de plus, ont longuement préparé
leur traversée en s'entourant de toutes les mesures de sécurité.
Le fleuve reste dangereux; vouloir l'ignorer confinerait à l'inconscience."Nous
n'avons pas voulu réaliser un exploit", a d'ailleurs
déclaré le président. "Nous voulions attirer
l'attention sur un véritable pro-mêiite écologique qui touche
tout le monde. L'estuaire se dégrade sérieusement et il est urgent
de prendre des mesures. Nous voulons surtout que les autorités prennent
leurs responsabilités. Nous demandons en particulier que ce problème
soit inscrit dans le SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion
des eaux) en cours d'élaboration".
Le message a été entendu, semble-t-il, tout au moins par les spectateurs
présents. Nombreux à partager le verre de l'amitié et la
grillade partie animés par le jeune groupe musical "Les Sultans
Strings", ils ont, pour beaucoup, signé le registre de la pétition
ouverte à cet effet.
Emile Gérardière
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revue de presse
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On a Marché sur la Vase de la Vilaine |
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Article
paru dans OUEST France du 12 août 2002
Ils l'ont fait. Cinq «pêcheurs de crevettes » de Défense
et sauvegarde de la baie de Vilaine, dont un maire, celui de Billiers,ont traversé
dimanche à pied, sur la vase, l'estuaire de la Vilaine. Un périple
de deux kilomètres effectué en une heure et quart pour démontrer
l'envasement de l'embouchure et réclamer une réhabilitation du
site.
Certains plaisanciers
de la Vilaine doivent encore se demander s'il n'ont pas rêvé dimanche
midi l Croiser au beau milieu de l'estuaire des marcheurs, les entendre plaisanter
sur les règles de priorité entre voiliers et piétons, alors
qu'ils prenaient café et les petits gâteaux, jusqu'au cou dans
les vagues ! II faut le voir pour le croire. Et pourtant, les nombreux témoins
de cette première traversée de la Vilaine à pied peuvent
en attester : les choses se sont bien passées ainsi. Ils ont été
cinq, dimanche, à effectuer ce périple de deux kilomètres,
à marée descendante, les pieds sur la vase et le corps en partie
immergé. Guy Rival, 60 ans, maire de Billiers, était accompagné
d'Éric Méhuys, président de Défense et Sauvegarde
de la baie de Vilaine, association qui a suscité l'événement
et de trois autres pêcheurs de crevettes, tous habitués du site :
Dominique Hiance, 53 ans, et Marc Villard 45 ans, médecins, Alain Denis,
49 ans, vétérinaire, seul du groupe à ne pas porter de
combinaison.
«
La température de l'eau était sensiblement la même que celle
de l'air», explique ce courageux qui, en revanche, arborait
un superbe chapeau blanc !« Ce n'est pas une épreuve physique
difficile », renchérit le doyen du groupe satisfait d'avoir
au travers de cette traversée inédite « montré
que l'envasement de la Vilaine est quelque chose de réel : ce n'est tout
de même pas ordinaire de traverser l'estuaire d'un fleuve ! »
La mer est restée assez haute
Partis de la pointe de Penlan à Biliers à 12 h 40, les marcheurs
ont rejoint la rive gauche d'en face, la jointe du Halguen en Pénestin,
une heure et quinze minutes plus tard. Sans pépin.pour les participants
les moins grands. Petite surprise, en dépit du fort coefficient de marée
(102), l'eau est restée assez haute d'où un effet de portance
accru. « Dès qu'on a de l'eau à la poitrine,
on enfonce très peu dans la vase », se félicitait
Dominique Hiance, « content d'avoir réalisé
un vieux rêve de gosse. » En dépit d'un temps
médiocre et d'un petit clapot désagréable, sur tout pour
les participants les moins grands. Petite surprise, en dépit du fort
coefficient de marée (102), l'eau est restée assez haute d'où
un effet de portance accru. « Dès qu'on a de l'eau
à la poitrine, on enfonce très peu dans la vase »,
se félicitait Dominique Hiance, « content d'avoir réalisé
un vieux rêve de gosse. »
Un périple
qui n'est pas à la portée du premier venu, a tenu à rappeler,
dissuasif, le président Méhuys... Ce n'est d'ailleurs pas l'exploit
sportif que visaient ces pêcheurs de crevettes hors du commun.«
Nous voulons attirer l'attention des autorités sur un envasement aussi
préjudiciable au tourisme, à Ia plaisance (trouver des voiliers
échoués sur les bancs de vase par demi-douzaine est fréquent)
qu'à la conchyliculture ou à la pêche. L'estuaire se dégrade
sérieusement. Il est urgent de prendre des
mesures.» L'association fait actuellement circuler une pétition
par laquelle elle réclame que « la réhabilitation
des conditions d'usage de l'estuaire » figure en toutes
lettres dans le Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux de
la Vilaine (SAGE) actuellement en cours d'élaboration. Après la
démonstration dominicale des «pêcheurs de crevettes »,
nul ne pourra dire qu'il ne savait pas. C'est bien ce qu'ils cherchaient.
Jean-Charles MICHEL
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revue de presse
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Traversée du
11Aout:
Désormais ,Nul n'est censé ignorer la Vase !
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Bulletin de l'Association
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S i vous étiez en
vacances ou simplement distraits, voici un petit résumé du
déchaînement presse et audiovisuel qu’a suscité la traversée
de l’estuaire par les cinq valeureux DSBVistes. L’association a
connu, osons le dire, son quart d’heure de gloire médiatique.
L’annonce de la traversée dans la page
régionale du Télégramme bientôt relayé par Ouest France sert de
détonateur. Puis c’est le tour des radios : une interview
sur Océane FM en direct de Penestin, une autre sur Radio Ste Anne.
Les porte-parole le l’association ont tout loisir de rôder leur
discours et de prévenir du caractère périlleux de l’opération.
Le relais est alors pris par les radios régionales Radio Armorique,
Radio France Loire Océan puis France Info.
A la veille du départ, le standard de l’association
explose : tout le monde souhaite accompagner nos héros pour
vivre la traversée de l’intérieur : l’équipe de FR3, les
radios, l’équipe de Libération et de l’écho de la Presqu’île.
Et voilà l’heure du départ...
Entre micros et caméras les 5 aventuriers
gagnent tant bien que mal la vase. La foule nombreuse au départ se
perd dans la brume et une foule encore plus nombreuse se dessine à
l’arrivée. L’envasement et tel que l’exploit est à portée
de botte.
Et le tout sous un ciel humide voire franchement
mouillé. Le soir l’opération fait la une du Soir 3, un flash
toutes les heures sur Radio France Loire Océan. Le lendemain,
Presse Océan, Ouest France, Le Télégramme sont au rendez-vous, le
surlendemain Libération (en page société, s’il vous plaît ).
Alors le téléphone sonne à nouveau : c’est TF1 et pour
le 20h ! On remobilise les troupes, on se replonge dans la
vase. Quelques prises de vue, quelques interviews, une remontée de
Vilaine jusqu’à Tréhiguier…Et c’est, le 20 heures du 15
Août : 2 minutes d’envasement à portée nationale : Nul,
désormais, n’est censé ignorer la vase !
Une semaine plus tard, c’est l’équipe de
France 2. Sur l’air de "Monsieur, on n’était pas là,
mais vous pourriez le refaire. Rien qu’une fois, c’est pour la
télé ". Le temps d’expliquer que c’est la morte eau
mais le rendez-vous est pris quand même. Une remontée jusqu’à
Tréhiguier quelques interviews pour une apparition au 20heures de
France 2 le jeudi 22.
Maintenant si vous vous promenez le long de l’estuaire
et que voyez un type avec un appareil photo ou une caméra, ne vous
arrêtez pas forcément ; c’est peut être un touriste !
Eric KERDELHUE
retour
revue de presse
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