DSBV

Défense et 

Sauvegarde de 

la Baie 

de Vilaine

L'association

Le Barrage d'Arzal

Envasement: le constat

Désenvasement: où en est-on?

Au bord de la Rance...

La Presse

Le Journal de DSBV

Le  SAGE  VILAINE

 
Faisons le point au 1er janvier 2005...
  Les objectifs pour les trois ans qui viennent
  Les Plages de la rive nord aussi.
  Et peut être les concessions mytilicoles abandonnées...
  Creocean le désenvasement à l'étude

 

Etudier l'estuaire : Le conseil scientifique

Un Roto dévaseur opérationnnel à l'automne 2005

Pieux abandonnés: un début de réflexion

 

Adresse:

DSBV BP11 

56190 BILLIERS

 

Email:

Défense_Sauvegarde.

Baie_Vilaine@tiscali.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour haut de page

Désenvasement :

Ou en est-on?

 

Le Sage Vilaine :

 

Les mesures qui seront adoptés dans les années qui viennent sont issues du SAGE Vilaine. Le Sage vilaine a été approuvé en Avril 2003. On peut résumer les niveaux de constats et d'intervention par les principes suivants :

Le constat

Notre estuaire est aujourd'hui dégradé et il convient d'en restaurer les usages. La cause principale de l'envasement est le barrage d'Arzal.

Les niveaux d'intervention.

Pour restaurer les usages de l'estuaire:

  des études seront faites pour améliorer notre connaissance de l'estuaire 

 Ces études aboutir à plan global d'action. Ce plan sera disponible en 2006. Ce plan devra contenir des solutions techniques et financières

En attendant  2006..

Il faudra prendre des mesures d'urgences en particulier pour la navigation. L'IAV est maître d'oeuvre des travaux et des études.

Remarque: 

Les préconisations complètes du SAGE sont disponibles à la rubrique SAGE Vilaine

  C'est le Comité d'Estuaire qui est chargé par la CLE de faire vivre les préconisations du SAGE Vilaine. DSBV participe aux travaux du SAGE Vilaine. Les préconisations du Sage  ne doivent pas rester pas lettre morte...

 

Faisons le point au 1er janvier 2005...

Les travaux du comité d'estuaire n'ont permis d'avancer que sur un seul des points précités à savoir le plan d'urgence. Les travaux sur les infrastructures portuaires devraient débuter en automne 2005...

 

Les Objectifs sur 3 ans du plan de désenvasement proposé au  comité d'estuaire

 

Dragage du Port de Tréhiguier:(2005?)

objectif: Rétablir l’accès aux structures existantes.

               Moderniser le poste à Gas Oil

Dragage SAS de L’écluse à Arzal:

objectif: Permettre un accès correct au port Arzal/ Camoël 

L'avis de DSBV:

Nous souscrivons aux objectifs fixés notamment à Tréhiguier où il s’agit de permettre aux professionnels de la mer d’avoir accès au port. dette intention n’est pas nouvelle. Le même type de travaux a déjà été effectué dans le passé. Restons vigilants quant à la solution technique qui est retenue. Nous ne possédons à l'heure actuelle aucun recul sur l'utilisation d'un rotodévaseur pour ce type de travaux.

 

Dragage de la Cale de Vieille Roche

Objectif: Permettre l’accès aux infrastructures portuaires .

Dragage du chenal d’accès au port de Billiers

Objectif: pouvoir rentrer à mi- marée avec des bateaux calant 1m50

L'avis de DSBV:

Les travaux à la cale de Vieille Roche ne constituent pas non plus une nouveauté. Il s’agit de rendre praticables et d’améliorer les structures existantes aux professionnels et aux plaisanciers. La réhabilitation de l’accès au port de Billiers nous fait toucher du doigt le nouveau périmètre des actions qui sont envisagées. C’est la première fois que ces mesures sont envisagées, en aval de Tréhiguier; c’est encourageant!

 

Dragage du chenal externe de la Vilaine: 

Définition d’un chenal navigable entre Penlan et la balise Kervoyal

 

L'avis de DSBV:

Selon la profondeur du chenal, 100 000 à 300 000 mètres cubes de vases devraient être extraites de l'estuaire pour être clapés aux alentours de l'île Dumet

La nécessité de création d’un chenal externe balisé est un objectif affiché. Les contours de ce chenal sont aujourd’hui connus. Le clapage des sédiments est la technique préconisée. L’incertitude concerne aujourd’hui les volumes à extraire. Suivant la profondeur choisi, c’est entre 100.000 et 300 000m3 de sédiments qui devraient être clapés pour une profondeur variant entre 1,1m et 1,6m sur 150m de large pour une longueur de 5000m. Le site de clapage proposé se situerait au nord ouest de l’île Dumet. L’autorisation de clapage sur ce site est soumis à enquête publique. La procédure n’est pas encore lancée.

C’est une mesure qui s'avère fondamentale pour permettre l’accès au port de plaisance d’Arzal/ Camoël dans de bonnes conditions de sécurité Le maintien d’un tel chenal est une mesure ambitieuse et indispensable à laquelle nous tenons. c’est en même temps une obligation du gestionnaire du barrage qui a été trop longtemps négligée

 

Les Plages de la rive nord aussi.

DSBV l’avait réclamé, le comité d’estuaire vient de le proposer. L’entretien des plages de la rive nord constitue un des objectifs du plan de désenvasement. Selon quelles modalité ? Avec quelle technique ? Quel calendrier ? Ces questions restent ouvertes. Mais le fait que ces objectifs soient mentionnés constituent un élément positif. Il semblerait étant donné le manque de référence technique dans ce domaine, il faille s’orienter vers une phase expérimentale empirique. L’utilisation du rotodévaseur est une possibilité, le piège à sédiment pourrait constituer une alternative intéressante...

Et peut être les concessions mytilicoles abandonnées...

Les plages de la rive nord et les bouchots abandonnés

Le programme global devra également s’intéresser au désenvasement des plages de la rive nord et à la suppression des bouchots abandonnés. Mais actuellement les connaissances techniques et scientifiques ne permettent pas de définir les actions dans ce sens. Ces questions pourraient cependant être posées dans le cadre d’une modélisation du fonctionnement hydro-sédimentaire de l’estuaire dont l’étendue géographique et les objectifs attendus restent à définir. Par ailleurs, des essais sur site pourront également être conduits.

Le texte ci-dessus est issu d'un document provisoire en vue de la CLE du 17/12/04 et remis aux membres du comité d'estuaire le 1/12/04

L'avis de DSBV:

Une réunion sur le terrain a eu lieu...

 

 

 

 

CREOCEAN : Le désenvasement à l’étude

Désigné par appel d’offre, le bureau d’étude CREOCEAN a mission d’éclairer les solutions techniques pour le plan de désenvasement validé en 2003. CREOCEAN a présenté son rapport intermédiaire en Février 2004. Nous vous livrons ici l’orientation proposée. Les opérations se dérouleront en 2 temps: une première phase d’intervention puis des dragages d’entretien réguliers pour maintenir l’accès aux infrastructures. Pour la première phase, les volumes pour les accès aux ports sont estimés à 67 000 mètres cubes. Du point de vue technique CREOCEAN se montre favorable à un dragage à l’américaine pour les objectifs Tréhiguier et Vieille Roche. Par contre pour le chenal de sortie du port de Billiers, il est proposé un clapage des sédiments au large après séparation des sables et des vases. Les sables ainsi récupérés serviront au rechargement des plages. Le site de clapage évoqué se situe à l’heure actuelle au nord est de l’île Dumet. Cette option n’est pas définitive puisque le clapage est soumis à autorisation après enquête publique. Le creusement d’un chenal à la sortie de la Vilaine n’a pas été évoqué lors du comité d’estuaire de février.

                                                                                                       E. Kerdelhué

 

 

 

Etudier l'estuaire : Le conseil scientifique

Un comité scientifique a aussi été créé. La création de ce comité scientifique répond en partie à la préconisation 183 du SAGE Vilaine. A l'heure actuelle, ce comité scientifique travaille de manière indépendante du comité d'estuaire. Les objectifs de ce comité scientifique, l'orientation de ses recherches n'a fait l'objet d'aucune communication ni aucun débat au  comité d'estuaire.

Le texte ci-dessous est issu d'un document provisoire en vue de la CLE du 17/12/04 et remis aux membres du comité d'estuaire le 1/12/04

Un comité scientifique, composé de 7 sédimentologues,  a réalisé une expertise sur la pertinence actuelle des données bibliographiques acquises, et a préconisé l’actualisation d’un certain nombre de données comme celles relatives à la courantologie.

Par ailleurs, il avait été envisagé de confier à ce comité scientifique l’élaboration d’une étude hydrosédimentaire de l’estuaire. Cette étude devait pouvoir répondre à un certain nombre de questions pragmatiques recueillies lors d’enquêtes auprès des membres élus du Comité d’Estuaire (CE Camoël du 27 janvier 2003). Ces questions, d’apparence simple, comme « jusqu’où l’envasement va-t-il progresser en baie de Vilaine ? », « quelle est l’influence des crues sur le niveau d’envasement de l’estuaire ? » ou « les pieux abandonnés dans l’estuaire provoquent ils un sur envasement ? » ont été soumises aux scientifiques.

L’expertise a montré que ces premières questions impliquaient des recherches scientifiques complexes, qui dépassaient largement la mission de travail donnée au comité scientifique. Cette étude devra donc être réalisée dans le cadre d’un travail de modélisation et figure donc au projet de programme d’ensemble exposé dans la seconde partie.

 

 

Pieux abandonnés:

un début de réflexion

Le 26 Novembre, une visite sur site a été organisée par l'lAV en présence des Affaires Maritimes pour évaluer les mesures à prendre concernant les. concessions mytilicoles abandonnées. DSBV, les représentants des mytiliculteurs et quelques élus locaux étaient présents.

Au sud de la digue, sur un emplacement autrefois exploité, des pieux présentent un danger pour les nombreux véliplanchistes et les utilisateurs d'embarcations légères à qui la zone procure un accès à la mer. Des restes de tables métalliques rouillées émergent de la vase. M. Rival (Maire de Billiers) estime que sa responsabilité pourrait être engagée en cas d'accident. D'après lui ce n'est pas à la commune de nettoyer cette zone.

Face à ces constatations M. Le Priol (Affaires Maritimes) exprime le manque de moyens alloués pour faire respecter les règles des concessions (états des lieux lors de la prise d'exploitation, état i' 1 des lieux lors de la cessation d'activité). Les "mises en demeure" dans ce cas sont restées sans suite. En outre certains exploitants sont retraités ou parfois décédés.

Littoral GRANGES-PORT NART:

Des bouchots sont en activité. Entre ceux-ci et la rive nord de la Vilaine on observe de nombreux piquets inutilisés. L'examen de photographies aériennes, sur lesquelles sont reportés les emplacements des bouchots en exploitation, montre une légère différence avec le plan établi; insuffisance de précision des documents ou dérive des emplacements? Les Affaires Maritimes devront se prononcer, les relèvements satellitaires actuels étant plus précis.

LE MOUSTOIR:

L'observation porte principalement sur la rive sud, de part et d'autre du port de Trehiguier. Elle révèle la présence de pieux jusqu'à la pointe du SCAL et au-delà sur l'anse du LOGO. V. Veron (lA V) attire l'attention sur le fait que l'arrachage des pieux abandonnés en bordure du chenal risquerait d'en déstabiliser les rives. M. Tassery

Cette rencontre prouve la volonté d'une gestion concertée de notre espace littoral. La baie de Vilaine doit être considérée comme un espace limité où les usages doivent cohabiter au mieux. La bonne volonté et l'esprit d'ouverture de chaque acteur est un gage de réussite pour l'avenir. L'administration devra gérer au mieux les espaces pratrimoniaux dont elle a la responsabilité en concertation avec les acteurs locaux.

 

 

Un Roto dévaseur opérationnnel à l'automne 2005

La construction d'un rotodévaseur a été approuvée lors de la réunion de la Commission locale de l'eau le 7 décembre. Il interviendra sur notre estuaire à l'automne 2005. De quoi s'agit-il ?

Un chaland mytilicole à faible tirant d'eau de tOm de long et 4m de large est muni, à l'avant d'une fraise agricole qui brasse les sédiments pour les remettre en suspension dans le courant. Il est aussi muni d'un bras qui permettra d'arracher les pieux abandonnés. En amont du barrage, le rotodévaseur, équipé d'une griffe, sera utilisé pour l'arrachage de la jussie (une plante envahissante des cours d'eau). Pour accomplir les travaux, le rotodévaseur sera armé d'un équipage composé d'un matelot et d'un mécanicien.

Pour être opérationnel à l'automne 2005, l'engin doit être construit au printemps. Un chantier de la Rochelle à d'ores et déjà été retenu. L'investissement matériel de 200 000 Euros et l'investissement salarial annuel de 55 000 euros seront supportés par l'lAV. Les premiers sites d'intervention programmés sont le port de Tréhiguier et la cale de Vielle Roche.

L'avis de DSBV.

L'acquisition du rotodévaseur marque la prise de conscience de la nécessité d'entretien régulier de l'estuaire et de ses ports sur le long terme. On passe donc de l'ère de la réponse au coup par coup à chaque conflit à une première tentative concrète de planification des actions. Etre propriétaire d'un matériel permet une souplesse d'utilisation. Intervenir au moment des crues pour améliorer la chasse des sédiments deviendra possible. La polyvalence du matériel permet une approche pragmatique sur plusieurs types d'objectif (remise en suspension de la vase, lutte contre lajussie, arrachage des pieux etc. ). Laquestion du devenir des sédiments remis en suspension reste cependant ouverte. Rotodévasage ou désenvasement à l'américaine, cerne-t-on bien la différence?

A Le Guennec