DSBV

Défense et 

Sauvegarde de 

la Baie 

de Vilaine

L'association

Le Barrage d'Arzal

Envasement: le constat

Le SAGE Vilaine

Désenvasement: où en est-on?

Au bord de la Rance...

La Presse

Le Journal de DSBV

 

 

Au bord de La Rance...

Contexte géographique

Contexte  Socio économique

Le contrat de baie

Le modèle Hydrosédimentaire

Le piège à sédiments

Valorisation des sédiments

Conclusion

Adresse:

DSBV BP11 

56190 BILLIERS

 

Email:

Défense_Sauvegarde.

Baie_Vilaine@tiscali.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Rance: Un exemple concret d'actions

 

L'estuaire de la Rance connaît aussi un envasement rapide depuis la construction du Barrage Hydroélectrique. Depuis bien longtemps les usagers et élus de la Rance se sont mobilisés pour la défense de leur estuaire. A l'heure actuelle, ils ont su dépasser les difficultés pour parvenir à des expériences concrètes de désenvasement prouvant par là même que dévaser c'est possible. 
DSBV est allé voir là bas comment ils s'y sont pris

L'estuaire de la Rance et celui de la Vilaine présentent à la fois des similitudes et des différences...

Le contexte géographique

 

La Vilaine

La Rance
Un bassin versant de 10 500 km² 1.184 km²
Un débit de module 80 m3/s crue 1500 m3/s module 5,5 m3/s crue 80 m3/s
Interférences artificielles Le barrage d’Arzal(bloquant les courants de marées) Le barrage de la Rance (freinant les courants de marées)L’écluse du Chatelier (bloquant l’eau salée)
Envasement en 30 ans 22 millions de m3en aval du barrage 1 million de m3en amont du barrage

 

Contexte socio-économique

 

 

La Vilaine

La Rance
Un bassin versant de 10 500 km² 1.184 km²
Un débit de module 80 m3/s crue 1500 m3/s module 5,5 m3/s crue 80 m3/s
Interférences artificielles Le barrage d’Arzal(bloquant les courants de marées) Le barrage de la Rance (freinant les courants de marées)L’écluse du Chatelier (bloquant l’eau salée)
Envasement en 30 ans 22 millions de m3en aval du barrage 1 million de m3en amont du barrage

 

Les étapes de la démarche menée en Rance.

 

A. Le contrat de baie

 

Un partenariat entre les acteurs locaux et l’état

l s’agit d’une démarche volontaire, initiée par la base et validée par l’Etat. Il a été finalisé en 1996 par la Commission Nationale d’Agréments des Contrats de Baie et de Rivière entre le ministère de l’environnement et l’association CŒUR. Il a été structuré en deux phases, une phase d’étude et d’expérimentation de 1996 à 1998, puis une phase active avec des objectifs définis techniquement et dans le temps de 1998 à 2002.

….Et un calendrier d’objectifs ciblés

 

Du dévasement, mais pas seulement…

La reconquête de la qualité des eaux et de leurs usages sur le littoral, dans le bassin artificialisé de l’estuaire et dans la rivière est aussi un objectif. Ce volet comprend:

  1.  La maîtrise des pollutions domestiques et agricoles,

  2.  La restauration du lit de la rivière et de l’estuaire et de leurs fonctions diverses, 

  3. La valorisation des sédiments maritimes et fluviaux après extraction des excédents, 

  4. La protection des zones de captage d’eau potable.

  5. La réhabilitation des berges, des ouvrages, des falaises et l’aménagement de voies longitudinales et transversales respectueuses de la faune et de la flore.

Pour atteindre ces objectifs il a fallu:

  • La mise en place dès 1997 de moyens appropriés de gestion, de contrôle et de suivi

  • L’implication des « citoyens et leur participation.

 

 
 

B. Les Etudes : Un modèle Prédictif…

  La modélisation hydrodynamique et hydro-sédimentaire de l’estuaire de la Rance et de la baie de Saint Malo a pour but de prévoir la dispersion de particules d’origines diverses, polluants, nutriments, contaminants ou éléments planctoniques vivants. Il permet entre autre de pouvoir proposer un scénario de sédimentation en cas de modification de la situation générale (ou ponctuelle) de l’estuaire.
  • Un système d’information géographique  exploite diverses informations socio-économico-environnementales géo référencées sur toute la superficie de son emprise. On peut ainsi  faire une relation précise, dans un lieu donné de l’estuaire entre des événements de nature apparemment différente.

  • Ces outils, auxquels il faut rajouter un observatoire du patrimoine et un guide d’évaluation multicritères font de C.O.E.U.R. un conseiller technique privilégié de tous les auteurs de projets d’aménagements susceptibles d’avoir un impact sur le site.

    ….Validé par des constatations sur le terrain

 

C. Une réalisation technique aboutie : Le Piège à sédiments.

Des solutions techniques originales….                                                                            
…pour le désenvaser la Rance .

Deux problèmes principaux sont à résoudre :
- Quelle technique utiliser pour l’extraction des sédiments ?
- Que faire de la masse de rejets extraite, et comment la valoriser ?
Méthode de désenvasement choisie :

Dans l’estuaire de Rance, la gestion de ces sédiments ne peut être effectuée, ni par les chasses qui sont inefficaces et portent atteinte au fonctionnement de l’écosystème, ni par un dragage systématique de l’estuaire qui détruirait la faune. Aussi le principe expérimenté à retenir, consiste à creuser des fosses de faible étendue, relative (ex. :50 000m2) et localisées dans des zones privilégiées de sédimentation pour extraire et gérer les sédiments excédentaires .

……Ainsi, la solution retenue est le piège à sédiments.

En 1996, cette technique a été expérimentée. Près de l’écluse du Lyvet, dans un endroit où les matières en suspension du bouchon vaseux apportées par le flot viennent buter contre une barrière, une fosse a été creusée sur une superficie de 1 300 m² et une profondeur de 3.70m. Cette zone est devenue un lieu de décantation privilégié où le taux de décantation est énorme : les épaisseurs moyennes de dépôt étaient de 0.75 m après trois mois, de 1.20m après six mois et de 1.50m après un an.

Il est estimé que cette fosse de 7 000 m3 a piégé 2 600 m3 de sédiments en 18 mois sans perturbation grave de l’écosystème.

Le creusement de cette première tranche a été effectué à la pelle mécanique, les rejets transportés par camions ou tracteurs et remorques et mis à disposition d’un agriculteur, à 5 km environ, en bout de champs pour un coût de 62 F au m3.

 

      C.2 Valorisation des sédiments 

Et de tous ces sédiments, qu’est-ce qu’on va en faire…

La technique d’extraction choisie pour ces travaux est l’aspirodragage avec une drague suceuse refouleuse de 10 pouces refoulant à 3 ou 4 km avec une dénivellation de 45 m. En quelques mois, les sédiments sont manipulables mécaniquement, et sont disponibles pour leur valorisation.

Après transport les sédiments sont déposés sur des terrains dont on a décapé la terre végétale...

Les possibilités de revalorisation des sédiments dépendent de la nature de leur composition. Ces propriétés, renforcées d’une tradition paysanne séculaire dans la région de la baie du Mont Saint Michel, ont permis de tester la valorisation de ces rejets comme amendement pour les terres agricoles. Les 93 000 m3 de vase extraite sous eau douce ont été, après décantation déposés sur 20 ha de champs préalablement décapés de leur terre végétale. Après régalage de la vase sur 40 cm, puis de la terre végétale et labours, ces terres ont été semées en maïs et colza en toute réussite. L’enrichissement de ces terres a pu être vérifié.

 

…De l’amendement agricole et ça marche.

 

Les autres techniques de revalorisation…

  • Un matériau porteur, isolant phonique et thermique pour la construction, composé de 70% de sédiments fins (vase) et de 30% de verre de récupération (calcin de verre), auquel on ajoute une fraction de silicate d’alumine, fait l’objet d’un dépôt de brevet par le CNRS.

  • Des essais de laboratoire réalisés par des entreprises ouvrent la perspective d’utiliser des tangues pour produire des ciments.

  • Après séchage naturel jusqu’à l’état pulvérulent, et additionné à une certaine fraction de chaux et de ciment, certaines vases seraient utilisables de façon compétitive comme couche de forme pour les chaussées.

 

Conclusion

DSBV pour vocation de créer les conditions requises pour déclencher un tel programme dans l’estuaire de la Vilaine. Nous n’y arriverons que par une mobilisation générale et forte, et par la sensibilisation des décideurs

« En matière d’environnement, les réponses techniques sont lacunaires et les réponses économiques et sociales approximatives ; la réponse est politique au sens de synthèse collective d’intérêts opposés au bénéfice d’un bien commun reconnu ».