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Bulletin
d'information
N°6 et
N°6bis
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Bulletin N°6 : Janvier 2002
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Pour ce début
d’année 2002, que je souhaite bonne et heureuse à
tous, le mot du président prendra la forme d’une lettre ouverte
à tous les adhérents, anciens, actuels et futurs.
Pour ce sixième
bulletin d’information, mon intention première était
de vous faire part de mon mécontentement ! Manque de participation
à nos manifestations (voir l’Opération échouage),
difficultés, malgré trois relances à faire réadhérer
certains de nos sympathisants, confusion entre le sens de notre action
et la campagne électorale pour les municipales, enthousiasme émoussé.
Pourtant, la vase souille toujours notre estuaire. Elle progresse vers
Kervoyal et Pénestin, et nous savons tous que des résultats
tangibles seraient longs à obtenir.
Mais plutôt que de continuer dans ce sens, je pense préférable
de vous exposer notre situation. A chacun de juger ensuite de son engagement.
Depuis notre action forte de fin d’année 2000, la pétition
remise en préfecture de Vannes, notre association donne l’impression
d’être en roue libre ; pas de coups d’éclats
; pas d’actions retentissantes !
……Il
y a quelques raisons……
Notre association
s’est donné pour objectif de faire adopter par les instances
publiques un programme de désenvasement de l’estuaire de
la Vilaine afin que la qualité de vie (ou pour certains, de survie)
de ses usagers soient restaurée. Le fautif, tout le monde le connaît,
c’est le barrage d’Arzal, et les gestionnaires qui ont décidé
sa fonction de retenue d’eau douce.
Après une phase de revendications, nous nous sommes aperçus
au gré de nos contacts, que beaucoup de responsables politiques
locaux, quelques responsables administratifs s’étaient, et
depuis assez longtemps préoccupés de ce phénomène,
mais….sans actions….sans effets….sans résultats….Il
faut avouer que le problème est difficile et coûteux à
résoudre. Sans pression extérieure, quel responsable s’engagerait
dans la voie de la réhabilitation de l’estuaire ? Notre discours
a été reconnu, admis et notre action a eu pour effet de
remettre « le dossier sur le dessus de la pile ». Dans le
même temps, la voie de la concertation nous étant ouverte,
nous avons construit des pistes de solutions et nous sommes aujourd’hui
reconnus, semble-t-il, comme force de proposition par ces instances.
Aujourd’hui, dans le cadre du SAGE VILAINE, les suggestions portées
par des personnalités influentes sont les suivantes :
1 – Créer un poste à l’Institut d’Aménagement
de la Vilaine pour s’occuper particulièrement des problèmes
d’envasement de l’estuaire.
2 – Dégager une quote-part sur la plus-value de la production
d’eau potable pour financer des actions spécifiques contre
l’envasement.
3 – Créer un groupe de travail restreint en amont du comité
d’estuaire dans lequel nous aurions éventuellement notre
place.
4 – Mettre en route « rapidement » et concrètement
un chantier de réhabilitation.
Ces dispositions ne sont à ce jour encore que des paroles. Peut-être
ne verront-elles jamais le jour ? Peut-être sont-elles destinées
à nous endormir ? Mais peut-être sont-elles aussi les prémices
d’un projet d’envergure tel que nous le réclamons ?
Quoiqu’il en soit, nous estimons que nous ne devons pas négliger
les ouvertures qu’elles promettent.
Certains me parlent de mollesse,…voir même de récupération,
et prêchent pour des actions fortes et retentissantes. Mais dans
ce contexte, le fait de déposer de la vase devant l’I.A.V.
ou de bloquer le barrage d’Arzal serait-il de nature à faire
bouger plus rapidement les choses? Serait-il compris ? Serait-il plus
efficace que nuisible ? Nous choisissons aujourd’hui la réflexion
et la concertation, voie discrète, peu éclatante et peu
séduisante pour les velléités revendicatives, parce
que nous pensons qu’elle est actuellement la plus efficace. Mais
soyez assurés que notre détermination est intacte. Si l’avenir
nous démontrait notre erreur, soyez assurés aussi que nous
saurions adopter une autre ligne de conduite.
Cependant, nous n’oublions pas, et vous ne devez pas oublier non
plus que le Politique et l’Administratif ne réagissent, dans
cette affaire, que grâce à la pression citoyenne, à
vos adhésions et à votre présence massive à
nos rendez-vous. Pour arriver à vaincre l’inertie, nous devons
absolument pouvoir nous prévaloir de votre soutien le plus général
à cette cause.
C’est pourquoi je vous demande de ne pas négliger votre engagement
pour 2002. Soutenez nous, ou bien exprimez votre désaccord en m’adressant
un courrier (adresse ci-dessous).
Le pire serait votre indifférence !
Eric MEHUYS
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L’opération échouage que
nous avons organisée le 21 Juillet 2001 à Camoël n’a pas connu
le succès que nous espérions. Autant le dire franchement, nous n’avons
pas réussi à mobiliser le nombre de personnes que nous attendions
malgré les 4500 tracts distribués et un courrier envoyé à l’ensemble
de nos adhérents.
Pourtant le site que nous
avions choisi sur la cale de Vieille Roche, à Camoël était
parfait et le soleil était au rendez-vous après la tempête du
mercredi précédent (qui en a peut-être découragé
quelques-uns !). L’ambiance était très sympathique au
moment de l’apéro-concert grâce notamment au groupe de
jazz-manouche Zingara et tout à fait conviviale lors du pique-nique
où une cinquantaine de personnes ont pu déguster des grillades.
Peu de bateaux se sont
volontairement échoués malgré la présence du joli 17 mètres de
Jean-Baptiste qui s’est posé tranquillement sur la vase à marée
descendante et l’arrivée sportive du Prao d’Eric sur le site d’échouage.
En tout, une petite dizaine de navires sont venus s’échouer, dont
un tour du mondiste et un couple de plaisanciers à la retraite pour
rappeler le problème crucial de l’envasement de l’estuaire de
la Vilaine.
Après le succès des
signatures de la pétition de l’an dernier, nous nous attendions
à une motivation plus importante pour que des décisions claires et
concrètes soient envisagées par les responsables politiques.
Pourtant la présence de nombreux élus (les maires de Billiers,
Arzal, Damgan, Camoël, Pénestin Le Guerno et Muzillac) qui
étaient venus apporter leur soutien à notre action montre combien
le problème de l’envasement pose question à l’ensemble de
notre région et à nos élus. Jo Brohan, conseiller général du
canton et maire de Muzillac a fait un discours qui se voulait très
combatif et solidaire de DSBV. Il s’est engagé à défendre ce
dossier au sein des différentes institutions dans lesquelles il
siège et à s’appuyer sur l’action de DSBV. Nous savons, et c’était
le but de cette manifestation, qu’un engagement massif de nos
adhérents et de toutes les personnes concernées aurait pu peser
dans la balance pour qu’un début de solution voit le jour. D’autres
avant nous ont fait évoluer des situations qui paraissaient
inéluctables, grâce à leur ténacité. L’exemple du
désenvasement de la Rance l’a clairement démontré.
A nous tous de montrer notre
détermination même et surtout à l’occasion de rencontres
festives.
A l’an prochain ?
Eric PITTARD
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Avant de vous présenter le contenu, il n’est
pas inutile de rappeler l’historique du SAGE(schéma d’aménagement
et de gestion de l’eau). Mis en place au travers de la loi sur l’eau,
le SAGE est, je cite, " un document réglementaire
élaboré à partir de données techniques et administratives mais
aussi l’expression d’une démarche de concertation locale et de
partenariat. ".
De nombreux SAGE se mettent
actuellement en place partout en France. Le SAGE VILAINE se
caractérise par sa taille (11000 km² et plus de 500 communes
concernées).C’est le plus vaste aujourd’hui.
Pour élaborer et mettre en œuvre le SAGE, la
loi a mis en place la C.L.E. (commission locale de l’eau). Elle
est composée de représentants des collectivités territoriales, de
représentants de l’administration et de représentants des
usagers.
Les domaines d’intervention
du SAGE sont au nombre de sept dont un nous intéresse plus
particulièrement, la gestion et la protection des milieux
aquatiques et littoraux. C’est la partie qui traite de la zone
estuarienne et de l’envasement. Nous nous apercevons cependant que
nous serons amenés, si ce n’est déjà fait, à prendre en compte
d’autres domaines tels que la gestion de la ressource en eau ou la
qualité de l’eau. La vie d’un fleuve forme un tout et ce qui se
passe en amont a forcément des répercutions en aval.
Le projet de SAGE VILAINE se
présente sous la forme d’un pavé (mais pouvait-il en être
autrement) en deux parties : la première de 209 pages traite
de l’état des lieux du bassin, la seconde de 72 pages des actions
à mener. (Le document est disponible sur www.lavilaine.com ou
auprès de l’association en prêt).
Dans la première partie, page
203,il est écrit, je cite, que l’envasement de l’estuaire est
lié à la construction du barrage d’Arzal. Ce n’est pas un
scoop me direz vous ! La nouveauté, et elle est de taille, c’est
la première fois que cela est reconnu officiellement. Sans vouloir
faire d’autosatisfaction, DSBV n’est pas étrangère à l’affaire.
Les paragraphes suivants
décrivent le phénomène. Un bémol cependant, l’envasement de l’estuaire
est traité en une demi page pour un document de 209
pages ! ! ! A titre d’exemple, les zones humides
sont traitées sur 15 pages. De là à dire que l’écoute des uns
est directement liée à la capacité des autres à se faire
entendre, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement. Ce n’est
pas Emile GRANVILLE, président du Comité des Marais de Redon qui
me contredira ! C’est bien par l’activité de l’association
et du plus grand nombre de ses adhérents que les choses avanceront.
Il en va de même pour les
actions à mener. Dans sa deuxième partie, exposant les
recommandations qu’il préconise, le SAGE VILAINE ne consacre qu’une
page à l’envasement (articles 182 à 184). C’est bien mince
pour un phénomène qui appauvrit toute une région ! Même s’il
mentionne (je cite) : " Un groupe technique et
scientifique de travail sera mis en place et animé par l’IAV pour
préparer et chiffrer le coût de la réalisation d’un modèle de
fonctionnement hydrosédimentaire de l’estuaire de la Vilaine.
Celui-ci prendra en compte le compartiment océanique (Mor-Braz),
les apports de la Vilaine et de la Loire et devrait permettre de
prévoir l’évolution de l’envasement et de tester des solutions
préventives et curatives. " ! Que de mots !
Nous n’obtiendrons des actions qu’en faisant pression.
Le SAGE VILAINE est aujourd’hui présenté
dans les 500 communes pour avis. L’avis des communes, c’est
aussi et avant tout l’avis des citoyens qui y vivent. Alors, n’hésitez
pas à rencontrer vos élus pour en parler ensemble. Vous avez
jusqu’au 11 mars. Ensuite, le SAGE sera soumis au comité de
bassin jusqu’en JUIN.Après modifications par la CLE, il sera
proposé au public pour consultation. Il est impératif que les
riverains de la baie puissent s’exprimer au cours de l’été.
Nous saurons rappeler aux intéressés si le besoin s’en fait
sentir les propos contenus dans le bulletin d’information du SAGE
VILAINE de MARS 98 : le SAGE est surtout l’expression d’une
démarche de concertation locale et de partenariat. Il est donc
important de créer et de maintenir une dynamique tout au long de sa
rédaction.
Alain LE GUENNEC |
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| Au printemps 1999, l’I.A.V.
avait procédé à des opérations de dragages ponctuels visant à extraire
40.000 m3 de vase sur les sites du barrage (aval), de Vieille
Roche et de Tréhiguier selon la technique dite " à l’américaine ".
Cette méthode consiste à pomper un mélange d’eau et de vase, et
à le rejeter au bout d’une longue canalisation dans le lit de la
rivière. Elle s’était révélée être la catastrophe que l’on
sait pour les rivages de la commune de Billiers (notamment). A cette
époque, l’I.A.V. s’était appuyé sur une étude scientifique
très sérieuse du suivi des conséquences du dragage pour
protester, en toute mauvaise foi, de son innocence.
En avril 2001, et malgré nos protestations,
un dragage visant un volume moindre, 17.000 m3 (tiens, tiens, tout s’est
bien passé en 1999, mais ...prudence !), s’est déroulé
dont les effets n’ont, il faut l’avouer, pas été perceptibles
directement sur les rives de l’estuaire. L’I.A.V. a fait
procéder à la même étude scientifique très sérieuse du
suivi du dragage, sortie en septembre, sur laquelle nous nous sommes
cette fois-ci penchés avec attention.
Cette étude repose sur deux
types d’observations, d’une part un suivi bathymétrique, c’est
à dire la mesure des fonds avant et après les opérations sur une
zone de 1.250 mètres de large et environ 3.000 mètres de long en
aval immédiat du point de rejet, et d’autre part un suivi du
panache turbide, à savoir l’observation, pendant le dragage, du
trajet de flotteurs dérivant à partir du point de rejet, dont on
mesure, à intervalles réguliers, la teneur en M.E.S. (Matières En
Suspension).
Résultats des
observations
Relevés bathymétriques :
Les opérations s’étant
déroulées pendant une période générale d’érosion due à la
crue exceptionnelle de mars 2001, les mesures ne montrent pas de
comblements, au contraire.
Nous citons :
" Les effets des rejets de dragages sont imperceptibles.
Les dépôts grossiers observés à marée basse ( ) ne résistent
pas à l’action des courants, et ne se constituent pas en
haut-fond. La stratégie consistant à opérer lors des épisodes de
crue est pertinente, même s’il n’est pas possible de tabler, à
l’avenir, sur des débits de Vilaine aussi soutenus que ceux de l’hiver
2001, obtenus à l’issue d’un épisode pluvieux prolongé
échappant totalement aux statistiques. "
Nos commentaires :
Tout est bien dans le meilleur des mondes ! ….Au moins
sur la zone observée (1,25 km par 3 km). Relisons la première
phrase citée. Sortie de son contexte, n’est-t-il pas tentant de l’appliquer
à tout l’estuaire ?
Suivi du panache turbide :
Les opérations ont porté sur
des périodes situées entre 1h30mn et 5h après la pleine mer, avec
des coefficients de marée de 32 à 96 et des débits de la Vilaine
de 76 à 316 m3 / s.
Nous citons :
" Lorsque les vasières latérales sont accessibles, c’est
à dire en début de jusant, les courants y amènent immanquablement
le flotteur. De nombreux échouages ont été observés pour les
trois coefficients observés. ". Et " La
décantation est rapide, quelle que soit la charge initiale de la
mixture, et pratiquement achevée dès avant une dérive de
500m. ".
Nos commentaires :
C’est merveilleux, rapidement la vase pompée disparaît !
Mais où va-t-elle donc ? Désintégration ?
Malgré tout, sept des treize
flotteurs observés s’étant échoués sur la vasière Nord (zone
d’ailleurs non couverte par l’étude bathymétrique), force est
de reconnaître que " les vasières sont des lieux de
décantations privilégiées ". Ainsi, doit-on comprendre
que c’est bien sur les zones naturelles d’envasement, les
vasières, que la vase pompée mécaniquement et remise dans le lit
du fleuve a tendance à se déposer ? Quelle
perspicacité ! Et pour le compte, serait-il farfelu de penser
à généraliser ce phénomène à tout l’estuaire ?
Vous me pardonnerez cet
exposé un peu long, voir fastidieux, mais je mourrais d’envie de
vous faire partager mon constat sur la manière de s’appuyer sur
des rapports scientifiques pour justifier et soutenir des actions à
l’évidence dommageables pour tous. Bien évidemment, pour les
curieux, l’étude intégrale est consultable.
Eric MEHUYS |
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1erEpisode
Un élan de pionnier a soufflé sur l’association
lors d’un voyage d’étude au bord de la Rance où quelques
courageux Dsbvistes ont pu constater de visu que désenvaser c’est
possible.
La Rance, son usine marémotrice, 1 million de
mètres cube de vase et une association CŒUR qui supervise entre
autre un chantier de désenvasement grandeur nature suivant la
technique du piège à sédiments :
- Dans un estuaire la vase s’accumule, se
sédimente, s’agglomère, crée des îlots de végétation que
viennent coloniser les oiseaux. L’idée du piège est de creuser
un mini-estuaire à la pelleteuse sur une portion choisie de la
vasière. Il s’y produit à chaque marée un dépôt en sédiments
marins qu’on enlève périodiquement. L’avantage du procédé c’est
que le prélèvement s’effectue toujours au même endroit, qu’il
est écologiquement respectueux de la biodiversité. L’essai
réalisé a permis de prélever 30 000 mètres cubes !
- Par chance la vase de Rance est une bonne vase
marine riche en calcaire sans trace de métaux lourds. Elle est donc
exploitable par les agriculteurs comme fertilisant. Grâce à un
tuyau, on est capable de pomper et d’envoyer la vase jusqu’à
5km dans les terres. Là, après décantation, on trouve des
agriculteurs qui acceptent d’ utiliser les sédiments comme
amendement agricole.(Rendement 200 tonnes de vase à l’hectare !
Coût 120frs la tonne (subventions agricoles comprises)
Mais qui est cette association qui semble obtenir
des résultats si probants ?
COEUR est le Comité Opérationnel des Elus et
Usagers de la Rance. Une association d’associations, d’industriels
et d’élus de 23 communes . C’est aussi quatre permanents
compétents en écologie, biologie, géographie etc.
Huit années de travail et de pression ont permis
de mettre à contribution 2 conseillers généraux, 23 communes
(participation à hauteur de 3 Frs par habitants), E.D.F. (50 MFrs) ,la
région et l’Etat , autour d’un programme cohérent de
réhabilitation de l’estuaire de la Rance. Cette opération est
encadré par un Contrat de Baie signé avec le ministère de l’environnement
qui a permis de mobiliser un budget de 308 MFrs sur cinq ans, et
repose sur trois axes :
Même si là-bas le problème est de moindre
ampleur ; un million de mètres cubes de vase en Rance contre 22
millions ici. Nous avons acquis la certitude que les moyens et
méthodes mis en œuvre constituent un modèle transposable à notre
estuaire.
2ème Episode:
Au comité d'estuaire
La Vase au centre des débats...
De retour, de leur voyage d’étude nos valeureux DSBVistes ont
communiqué leur enthousiasme et leur expérience aux élus et aux
représentants administratifs et associatifs du comité d’estuaire
du 19 Avril.
C’est pourquoi nous comptons sur un large élan
populaire pour soutenir la pétition de cet été qui vise a amender
le SAGE .Le comité d’estuaire c’est tout d’abord une
assemblée émanant de la CLE (Commission Locale de L’Eau). Les
élus maires, conseillers généraux y sont présents, de même pour
l’IAV, les représentant des professionnels ( pêche, moules), les
représentants associatifs, ainsi que des représentants des
organismes publics.
Au menu du comité d’estuaire : le bilan
hydrologique de l’année, évaluation des polluants dans l’eau
de la Vilaine, des stratégies de tests de toxicité des moules et
surtout l’envasement.
Sollicité par le CLE, notre président fit un
compte rendu complet du voyage d ‘étude à la Rance. Un
exposé qui dura près d’une heure devant un auditoire attentif.
Puis en guise de conclusion, il fit part de sa conviction
profonde :
" Dévaser c’est possible. Quand on
veut et qu’on paye pour, on peut ".
Cette intervention fut comme de juste saluée par
l’assemblée.
Après 30 ans d’envasement et seulement 3 ans d’existence,
DSBV a donc réussi à imposer la problématique de l ‘envasement
aux maires et conseillers généraux.
3ème épisode
Quels acteurs pour le dévasement ?
Comprendre comment ça c’est mis en place au
bord de la Rance là bas, c’est peut être aussi savoir comment
ça peut marcher ici. Des similitudes, il y en a : la vase, l’estuaire,
le barrage, une région touristique, plusieurs départements, une
industrie puissante désignée comme responsable…. Des
différences il y en a aussi : un milieu politique peu
mobilisé et attentiste, pas de grande ville, une quantité de vase
bien supérieure, un milieu associatif encore divisé.
Tout reste donc à faire. Il s’agit d’abord
de créer une dynamique au sein du comité d’estuaire capable de
convaincre tous les acteurs que l’envasement est le dénominateur
commun des problèmes de l’estuaire, puis de mettre en place
toutes les étapes d’une politique concrète de dévasement.
Aujourd’hui, le comité d’estuaire n’est qu’une instance
consultative et cette situation n’est pas satisfaisante.
Pour que le désenvasement devienne une réalité
, il faut que le SAGE Vilaine, actuellement encours d’élaboration,
en fasse officiellement son objectif.
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