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Bulletin N°7
 

Bulletin N°6 et N°6bis

 

Le mot du présiden
Opération échouage : Un bilan en demi teinte !
DSBV au bord de la Rance
SAGE VILAINE, le projet est sur les rails
Dragage 2001
 
 
 

Adresse:

DSBV BP11 

56190 BILLIERS

 

Email:

Défense_Sauvegarde.

Baie_Vilaine@tiscali.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bulletin d'information 

N°6 et N°6bis

 

Bulletin N°6 : Janvier 2002

Le mot du président

Pour ce début d’année 2002, que je souhaite bonne et heureuse à tous, le mot du président prendra la forme d’une lettre ouverte à tous les adhérents, anciens, actuels et futurs.

Pour ce sixième bulletin d’information, mon intention première était de vous faire part de mon mécontentement ! Manque de participation à nos manifestations (voir l’Opération échouage), difficultés, malgré trois relances à faire réadhérer certains de nos sympathisants, confusion entre le sens de notre action et la campagne électorale pour les municipales, enthousiasme émoussé. Pourtant, la vase souille toujours notre estuaire. Elle progresse vers Kervoyal et Pénestin, et nous savons tous que des résultats tangibles seraient longs à obtenir.
Mais plutôt que de continuer dans ce sens, je pense préférable de vous exposer notre situation. A chacun de juger ensuite de son engagement.
Depuis notre action forte de fin d’année 2000, la pétition remise en préfecture de Vannes, notre association donne l’impression d’être en roue libre ; pas de coups d’éclats ; pas d’actions retentissantes !

……Il y a quelques raisons……

Notre association s’est donné pour objectif de faire adopter par les instances publiques un programme de désenvasement de l’estuaire de la Vilaine afin que la qualité de vie (ou pour certains, de survie) de ses usagers soient restaurée. Le fautif, tout le monde le connaît, c’est le barrage d’Arzal, et les gestionnaires qui ont décidé sa fonction de retenue d’eau douce.
Après une phase de revendications, nous nous sommes aperçus au gré de nos contacts, que beaucoup de responsables politiques locaux, quelques responsables administratifs s’étaient, et depuis assez longtemps préoccupés de ce phénomène, mais….sans actions….sans effets….sans résultats….Il faut avouer que le problème est difficile et coûteux à résoudre. Sans pression extérieure, quel responsable s’engagerait dans la voie de la réhabilitation de l’estuaire ? Notre discours a été reconnu, admis et notre action a eu pour effet de remettre « le dossier sur le dessus de la pile ». Dans le même temps, la voie de la concertation nous étant ouverte, nous avons construit des pistes de solutions et nous sommes aujourd’hui reconnus, semble-t-il, comme force de proposition par ces instances.
Aujourd’hui, dans le cadre du SAGE VILAINE, les suggestions portées par des personnalités influentes sont les suivantes :
1 – Créer un poste à l’Institut d’Aménagement de la Vilaine pour s’occuper particulièrement des problèmes d’envasement de l’estuaire.
2 – Dégager une quote-part sur la plus-value de la production d’eau potable pour financer des actions spécifiques contre l’envasement.
3 – Créer un groupe de travail restreint en amont du comité d’estuaire dans lequel nous aurions éventuellement notre place.
4 – Mettre en route « rapidement » et concrètement un chantier de réhabilitation.
Ces dispositions ne sont à ce jour encore que des paroles. Peut-être ne verront-elles jamais le jour ? Peut-être sont-elles destinées à nous endormir ? Mais peut-être sont-elles aussi les prémices d’un projet d’envergure tel que nous le réclamons ? Quoiqu’il en soit, nous estimons que nous ne devons pas négliger les ouvertures qu’elles promettent.
Certains me parlent de mollesse,…voir même de récupération, et prêchent pour des actions fortes et retentissantes. Mais dans ce contexte, le fait de déposer de la vase devant l’I.A.V. ou de bloquer le barrage d’Arzal serait-il de nature à faire bouger plus rapidement les choses? Serait-il compris ? Serait-il plus efficace que nuisible ? Nous choisissons aujourd’hui la réflexion et la concertation, voie discrète, peu éclatante et peu séduisante pour les velléités revendicatives, parce que nous pensons qu’elle est actuellement la plus efficace. Mais soyez assurés que notre détermination est intacte. Si l’avenir nous démontrait notre erreur, soyez assurés aussi que nous saurions adopter une autre ligne de conduite.
Cependant, nous n’oublions pas, et vous ne devez pas oublier non plus que le Politique et l’Administratif ne réagissent, dans cette affaire, que grâce à la pression citoyenne, à vos adhésions et à votre présence massive à nos rendez-vous. Pour arriver à vaincre l’inertie, nous devons absolument pouvoir nous prévaloir de votre soutien le plus général à cette cause.
C’est pourquoi je vous demande de ne pas négliger votre engagement pour 2002. Soutenez nous, ou bien exprimez votre désaccord en m’adressant un courrier (adresse ci-dessous).


Le pire serait votre indifférence !

Eric MEHUYS
 

 

 

Opération échouage : Un bilan en demi teinte !

L’opération échouage que nous avons organisée le 21 Juillet 2001 à Camoël n’a pas connu le succès que nous espérions. Autant le dire franchement, nous n’avons pas réussi à mobiliser le nombre de personnes que nous attendions malgré les 4500 tracts distribués et un courrier envoyé à l’ensemble de nos adhérents.

Pourtant le site que nous avions choisi sur la cale de Vieille Roche, à Camoël était parfait et le soleil était au rendez-vous après la tempête du mercredi précédent (qui en a peut-être découragé quelques-uns !). L’ambiance était très sympathique au moment de l’apéro-concert grâce notamment au groupe de jazz-manouche Zingara et tout à fait conviviale lors du pique-nique où une cinquantaine de personnes ont pu déguster des grillades.

 

Peu de bateaux se sont volontairement échoués malgré la présence du joli 17 mètres de Jean-Baptiste qui s’est posé tranquillement sur la vase à marée descendante et l’arrivée sportive du Prao d’Eric sur le site d’échouage. En tout, une petite dizaine de navires sont venus s’échouer, dont un tour du mondiste et un couple de plaisanciers à la retraite pour rappeler le problème crucial de l’envasement de l’estuaire de la Vilaine.

 

Après le succès des signatures de la pétition de l’an dernier, nous nous attendions à une motivation plus importante pour que des décisions claires et concrètes soient envisagées par les responsables politiques. Pourtant la présence de nombreux élus (les maires de Billiers, Arzal, Damgan, Camoël, Pénestin Le Guerno et Muzillac) qui étaient venus apporter leur soutien à notre action montre combien le problème de l’envasement pose question à l’ensemble de notre région et à nos élus. Jo Brohan, conseiller général du canton et maire de Muzillac a fait un discours qui se voulait très combatif et solidaire de DSBV. Il s’est engagé à défendre ce dossier au sein des différentes institutions dans lesquelles il siège et à s’appuyer sur l’action de DSBV. Nous savons, et c’était le but de cette manifestation, qu’un engagement massif de nos adhérents et de toutes les personnes concernées aurait pu peser dans la balance pour qu’un début de solution voit le jour. D’autres avant nous ont fait évoluer des situations qui paraissaient inéluctables, grâce à leur ténacité. L’exemple du désenvasement de la Rance l’a clairement démontré.

A nous tous de montrer notre détermination même et surtout à l’occasion de rencontres festives.

A l’an prochain ?

Eric PITTARD

 

 

SAGE VILAINE, le projet est sur les rails

Avant de vous présenter le contenu, il n’est pas inutile de rappeler l’historique du SAGE(schéma d’aménagement et de gestion de l’eau). Mis en place au travers de la loi sur l’eau, le SAGE est, je cite, " un document réglementaire élaboré à partir de données techniques et administratives mais aussi l’expression d’une démarche de concertation locale et de partenariat. ".

De nombreux SAGE se mettent actuellement en place partout en France. Le SAGE VILAINE se caractérise par sa taille (11000 km² et plus de 500 communes concernées).C’est le plus vaste aujourd’hui.

Pour élaborer et mettre en œuvre le SAGE, la loi a mis en place la C.L.E. (commission locale de l’eau). Elle est composée de représentants des collectivités territoriales, de représentants de l’administration et de représentants des usagers.

Les domaines d’intervention du SAGE sont au nombre de sept dont un nous intéresse plus particulièrement, la gestion et la protection des milieux aquatiques et littoraux. C’est la partie qui traite de la zone estuarienne et de l’envasement. Nous nous apercevons cependant que nous serons amenés, si ce n’est déjà fait, à prendre en compte d’autres domaines tels que la gestion de la ressource en eau ou la qualité de l’eau. La vie d’un fleuve forme un tout et ce qui se passe en amont a forcément des répercutions en aval.

Le projet de SAGE VILAINE se présente sous la forme d’un pavé (mais pouvait-il en être autrement) en deux parties : la première de 209 pages traite de l’état des lieux du bassin, la seconde de 72 pages des actions à mener. (Le document est disponible sur www.lavilaine.com ou auprès de l’association en prêt).

Dans la première partie, page 203,il est écrit, je cite, que l’envasement de l’estuaire est lié à la construction du barrage d’Arzal. Ce n’est pas un scoop me direz vous ! La nouveauté, et elle est de taille, c’est la première fois que cela est reconnu officiellement. Sans vouloir faire d’autosatisfaction, DSBV n’est pas étrangère à l’affaire.

 

Les paragraphes suivants décrivent le phénomène. Un bémol cependant, l’envasement de l’estuaire est traité en une demi page pour un document de 209 pages ! ! ! A titre d’exemple, les zones humides sont traitées sur 15 pages. De là à dire que l’écoute des uns est directement liée à la capacité des autres à se faire entendre, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement. Ce n’est pas Emile GRANVILLE, président du Comité des Marais de Redon qui me contredira ! C’est bien par l’activité de l’association et du plus grand nombre de ses adhérents que les choses avanceront.

Il en va de même pour les actions à mener. Dans sa deuxième partie, exposant les recommandations qu’il préconise, le SAGE VILAINE ne consacre qu’une page à l’envasement (articles 182 à 184). C’est bien mince pour un phénomène qui appauvrit toute une région ! Même s’il mentionne (je cite) : " Un groupe technique et scientifique de travail sera mis en place et animé par l’IAV pour préparer et chiffrer le coût de la réalisation d’un modèle de fonctionnement hydrosédimentaire de l’estuaire de la Vilaine. Celui-ci prendra en compte le compartiment océanique (Mor-Braz), les apports de la Vilaine et de la Loire et devrait permettre de prévoir l’évolution de l’envasement et de tester des solutions préventives et curatives. " ! Que de mots ! Nous n’obtiendrons des actions qu’en faisant pression.

Le SAGE VILAINE est aujourd’hui présenté dans les 500 communes pour avis. L’avis des communes, c’est aussi et avant tout l’avis des citoyens qui y vivent. Alors, n’hésitez pas à rencontrer vos élus pour en parler ensemble. Vous avez jusqu’au 11 mars. Ensuite, le SAGE sera soumis au comité de bassin jusqu’en JUIN.Après modifications par la CLE, il sera proposé au public pour consultation. Il est impératif que les riverains de la baie puissent s’exprimer au cours de l’été. Nous saurons rappeler aux intéressés si le besoin s’en fait sentir les propos contenus dans le bulletin d’information du SAGE VILAINE de MARS 98 : le SAGE est surtout l’expression d’une démarche de concertation locale et de partenariat. Il est donc important de créer et de maintenir une dynamique tout au long de sa rédaction.

Alain LE GUENNEC

 

Le dragage d’avril 2001, une opération scientifiquement suivie

Au printemps 1999, l’I.A.V. avait procédé à des opérations de dragages ponctuels visant à extraire 40.000 m3 de vase sur les sites du barrage (aval), de Vieille Roche et de Tréhiguier selon la technique dite " à l’américaine ". Cette méthode consiste à pomper un mélange d’eau et de vase, et à le rejeter au bout d’une longue canalisation dans le lit de la rivière. Elle s’était révélée être la catastrophe que l’on sait pour les rivages de la commune de Billiers (notamment). A cette époque, l’I.A.V. s’était appuyé sur une étude scientifique très sérieuse du suivi des conséquences du dragage pour protester, en toute mauvaise foi, de son innocence.

En avril 2001, et malgré nos protestations, un dragage visant un volume moindre, 17.000 m3 (tiens, tiens, tout s’est bien passé en 1999, mais ...prudence !), s’est déroulé dont les effets n’ont, il faut l’avouer, pas été perceptibles directement sur les rives de l’estuaire. L’I.A.V. a fait procéder à la même étude scientifique très sérieuse du suivi du dragage, sortie en septembre, sur laquelle nous nous sommes cette fois-ci penchés avec attention.

Cette étude repose sur deux types d’observations, d’une part un suivi bathymétrique, c’est à dire la mesure des fonds avant et après les opérations sur une zone de 1.250 mètres de large et environ 3.000 mètres de long en aval immédiat du point de rejet, et d’autre part un suivi du panache turbide, à savoir l’observation, pendant le dragage, du trajet de flotteurs dérivant à partir du point de rejet, dont on mesure, à intervalles réguliers, la teneur en M.E.S. (Matières En Suspension).

Résultats des observations

Relevés bathymétriques :

Les opérations s’étant déroulées pendant une période générale d’érosion due à la crue exceptionnelle de mars 2001, les mesures ne montrent pas de comblements, au contraire.

Nous citons : " Les effets des rejets de dragages sont imperceptibles. Les dépôts grossiers observés à marée basse ( ) ne résistent pas à l’action des courants, et ne se constituent pas en haut-fond. La stratégie consistant à opérer lors des épisodes de crue est pertinente, même s’il n’est pas possible de tabler, à l’avenir, sur des débits de Vilaine aussi soutenus que ceux de l’hiver 2001, obtenus à l’issue d’un épisode pluvieux prolongé échappant totalement aux statistiques. "

Nos commentaires : Tout est bien dans le meilleur des mondes ! ….Au moins sur la zone observée (1,25 km par 3 km). Relisons la première phrase citée. Sortie de son contexte, n’est-t-il pas tentant de l’appliquer à tout l’estuaire ?

Suivi du panache turbide :

Les opérations ont porté sur des périodes situées entre 1h30mn et 5h après la pleine mer, avec des coefficients de marée de 32 à 96 et des débits de la Vilaine de 76 à 316 m3 / s.

Nous citons : " Lorsque les vasières latérales sont accessibles, c’est à dire en début de jusant, les courants y amènent immanquablement le flotteur. De nombreux échouages ont été observés pour les trois coefficients observés. ". Et " La décantation est rapide, quelle que soit la charge initiale de la mixture, et pratiquement achevée dès avant une dérive de 500m. ".

Nos commentaires : C’est merveilleux, rapidement la vase pompée disparaît ! Mais où va-t-elle donc ? Désintégration ?

Malgré tout, sept des treize flotteurs observés s’étant échoués sur la vasière Nord (zone d’ailleurs non couverte par l’étude bathymétrique), force est de reconnaître que " les vasières sont des lieux de décantations privilégiées ". Ainsi, doit-on comprendre que c’est bien sur les zones naturelles d’envasement, les vasières, que la vase pompée mécaniquement et remise dans le lit du fleuve a tendance à se déposer ? Quelle perspicacité ! Et pour le compte, serait-il farfelu de penser à généraliser ce phénomène à tout l’estuaire ?

Vous me pardonnerez cet exposé un peu long, voir fastidieux, mais je mourrais d’envie de vous faire partager mon constat sur la manière de s’appuyer sur des rapports scientifiques pour justifier et soutenir des actions à l’évidence dommageables pour tous. Bien évidemment, pour les curieux, l’étude intégrale est consultable.

 

Eric MEHUYS

 

DSBV au bord de la Rance

1erEpisode

Un élan de pionnier a soufflé sur l’association lors d’un voyage d’étude au bord de la Rance où quelques courageux Dsbvistes ont pu constater de visu que désenvaser c’est possible.

La Rance, son usine marémotrice, 1 million de mètres cube de vase et une association CŒUR qui supervise entre autre un chantier de désenvasement grandeur nature suivant la technique du piège à sédiments :

- Dans un estuaire la vase s’accumule, se sédimente, s’agglomère, crée des îlots de végétation que viennent coloniser les oiseaux. L’idée du piège est de creuser un mini-estuaire à la pelleteuse sur une portion choisie de la vasière. Il s’y produit à chaque marée un dépôt en sédiments marins qu’on enlève périodiquement. L’avantage du procédé c’est que le prélèvement s’effectue toujours au même endroit, qu’il est écologiquement respectueux de la biodiversité. L’essai réalisé a permis de prélever 30 000 mètres cubes !

- Par chance la vase de Rance est une bonne vase marine riche en calcaire sans trace de métaux lourds. Elle est donc exploitable par les agriculteurs comme fertilisant. Grâce à un tuyau, on est capable de pomper et d’envoyer la vase jusqu’à 5km dans les terres. Là, après décantation, on trouve des agriculteurs qui acceptent d’ utiliser les sédiments comme amendement agricole.(Rendement 200 tonnes de vase à l’hectare ! Coût 120frs la tonne (subventions agricoles comprises)

Mais qui est cette association qui semble obtenir des résultats si probants ?

COEUR est le Comité Opérationnel des Elus et Usagers de la Rance. Une association d’associations, d’industriels et d’élus de 23 communes . C’est aussi quatre permanents compétents en écologie, biologie, géographie etc.

Huit années de travail et de pression ont permis de mettre à contribution 2 conseillers généraux, 23 communes (participation à hauteur de 3 Frs par habitants), E.D.F. (50 MFrs) ,la région et l’Etat , autour d’un programme cohérent de réhabilitation de l’estuaire de la Rance. Cette opération est encadré par un Contrat de Baie signé avec le ministère de l’environnement qui a permis de mobiliser un budget de 308 MFrs sur cinq ans, et repose sur trois axes :

  • Restauration de la qualité de l’eau (assainissement des communes)
  • Désenvasement
  •  Respect de l’environnement

Même si là-bas le problème est de moindre ampleur ; un million de mètres cubes de vase en Rance contre 22 millions ici. Nous avons acquis la certitude que les moyens et méthodes mis en œuvre constituent un modèle transposable à notre estuaire.

2ème Episode:

Au comité d'estuaire

La Vase au centre des débats...

De retour, de leur voyage d’étude nos valeureux DSBVistes ont communiqué leur enthousiasme et leur expérience aux élus et aux représentants administratifs et associatifs du comité d’estuaire du 19 Avril.

 

C’est pourquoi nous comptons sur un large élan populaire pour soutenir la pétition de cet été qui vise a amender le SAGE .Le comité d’estuaire c’est tout d’abord une assemblée émanant de la CLE (Commission Locale de L’Eau). Les élus maires, conseillers généraux y sont présents, de même pour l’IAV, les représentant des professionnels ( pêche, moules), les représentants associatifs, ainsi que des représentants des organismes publics.

Au menu du comité d’estuaire : le bilan hydrologique de l’année, évaluation des polluants dans l’eau de la Vilaine, des stratégies de tests de toxicité des moules et surtout l’envasement.

Sollicité par le CLE, notre président fit un compte rendu complet du voyage d ‘étude à la Rance. Un exposé qui dura près d’une heure devant un auditoire attentif. Puis en guise de conclusion, il fit part de sa conviction profonde :

" Dévaser c’est possible. Quand on veut et qu’on paye pour, on peut ".

Cette intervention fut comme de juste saluée par l’assemblée.

Après 30 ans d’envasement et seulement 3 ans d’existence, DSBV a donc réussi à imposer la problématique de l ‘envasement aux maires et conseillers généraux.

3ème épisode

Quels acteurs pour le dévasement ?

Comprendre comment ça c’est mis en place au bord de la Rance là bas, c’est peut être aussi savoir comment ça peut marcher ici. Des similitudes, il y en a : la vase, l’estuaire, le barrage, une région touristique, plusieurs départements, une industrie puissante désignée comme responsable…. Des différences il y en a aussi : un milieu politique peu mobilisé et attentiste, pas de grande ville, une quantité de vase bien supérieure, un milieu associatif encore divisé.

Tout reste donc à faire. Il s’agit d’abord de créer une dynamique au sein du comité d’estuaire capable de convaincre tous les acteurs que l’envasement est le dénominateur commun des problèmes de l’estuaire, puis de mettre en place toutes les étapes d’une politique concrète de dévasement. Aujourd’hui, le comité d’estuaire n’est qu’une instance consultative et cette situation n’est pas satisfaisante.

Pour que le désenvasement devienne une réalité , il faut que le SAGE Vilaine, actuellement encours d’élaboration, en fasse officiellement son objectif.