DSBV

Défense et 

Sauvegarde de 

la Baie 

de Vilaine

L'association

Le Barrage d'Arzal

Envasement: le constat

Désenvasement: où en est-on?

Au bord de la Rance...

La Presse

Le Journal de DSBV

Le SAGE Vilaine

 
Années archivées
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2004
2003
2002

Année 2004

 

Les premières mesures concrètes ont été annoncées hier à Pénestin

Désenvasement prévu pour l'an prochain

Douze millions d'euros contre les crues

L'ex-directeur des travaux propose sa solution

Travaux de désenvasement ça se precise
Le comité de l'estuaire a fait le point sur la qualité de l'eau
Un désenvasement limité
Désenvasement de l'estuaire:Le Pdt de DSBV fait le point
La Vilaine sous surveillance informatique
Sauver les plages de la vase
L'association maintient la pression
Douze millions d'euros contre les crues

Adresse:

DSBV BP11 

56190 BILLIERS

 

Email:

Défense_Sauvegarde.

Baie_Vilaine@tiscali.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Revue de presse 2004

 

Les premières mesures concrètes ont été annoncées hier à Pénestin

la vase chassée de l'estuaire de la Vilaine

Ouest France 2/3 octobre 2004 Morbihan

Deux ans après le lancement de la réflexion sur le désenvasement de l'estuaire de la Vilaine, le comité d'estuaire, réuni hier à Pénestin, s'est mis d'accord sur les premières mesures concrètes: rotodévasement à Tréhiguier et Vieille-Roche, dragage du chenal d'accès à Billiers. Reste la question du chenal externe.

Les mesures à prendre pour le désenvasement de l'estuaire de la Vilaine font consensus. C'est comme cela qu'elles ont été présentées, hier, à Pénestin à l'issue d'une réunion du Comité de l'estuaire, l'organe consultatif réunissant élus, Etat, syndicats professionnels et associations d'usagers. " Ça n'a pas toujours été le cas, les premières réunions ont même été houleuses, a reconnu Jo Brohan, vice président du conseil général*, président du comité. Tout le monde avait son idée pour désenvaser. De la confrontation sont nées les solutions retenues aujourd'hui ". C'est à l'lAV, l'Institution d'aménagement de la Vilaine, concessionnaire de la rivière qu'incombe la tâche d'entériner les choix et conduire les travaux qui vont avec.

Un rotodévaseur en construction

Très concrètement, la construction d'un rotodévaseur est acquise. Financé et commandité par l'lAV, il a vocation à s'attaquer à l'envasement de Tréhiguier et Vieille-Roche. " Il s'agit d'une barge de type ostréicole, munie d'une fraise agricole. La fraise brasse les sédiments sur les fonds. Une fois en suspension, les courants les emportent au large ", expliquent les techniciens de l'Institut. Début des travaux prévu à l'automne 2005. " En cinq ou six marées, on devrait pouvoir gagner 3 m sur la vase et chasser 25000 m3. Après, ce sera comme le gazon, de l'entretien régulier. " L'objectif est de permettre aux pêcheurs de retrouver des hauteurs de fonds intéressantes et de dégager des zones conchylicoles abandonnées.

L'envasement de l'écluse d'Arzal sera traité par autocurage. Les portes déposées, les flux feront le travail. A Billiers, le chenal devrait bénéficier d'un dragage classique par aspiration. La nature de la vase n'est pas étrangère à ce choix. " Elle contient 60 % de sable. Une fois séparé des autres sédiments, il sera déposé sur les plages d'Ambon et Damgan. " L'opération est envisagée pendant l'hiver 20052006.Reste des travaux plus lointains aux procédures plus hypothétiques. C'est le cas du chenal externe: 5 km de long, 100 m de large, la problématique n'est plus la même. " Si on veut gagner 1,30 m de fond, c'est 200000 m3 de vase qu'il faudrait enlever. Nous avons clairement besoin d'investigations techniques .complémentaires. " Le sujet est très sensible. Le chenal continue-t-il de s'envaser? " Certains le disent. Il est plus probable qu'il s'agisse de mouvements cycliques des fonds vaseux. Quant à savoir ce qu'on ferait de telles quantités de vase... "

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Denis RIOU.

(*)Remarque de DSBV.

Si M. Brohan est Président du comité d'estuaire, de la Sagémor, de la commission Travaux du CG56, membre de la CLE et Administrateur de l'IAV, conseiller général du canton de Muzillac, maire de Muzillac, Président de la caisse locale du crédit agricole, Vice président de la CC du canton de Muzillac Etc., M. Brohan n'est pas Vice Président du CG 56!

 

 

Vilaine. Désenvasement prévu pour l'an prochain..

MORBIHAN le Télégramme 2/3 octobre

Un programme de désenvasement de la Vilaine a été avalisé hier à Pénestin, où se tenait le Comité d'estuaire. Des opérations d'enlèvement des sédiments vont être menées l'année prochaine sur des secteurs très localisés.

Enlever 20 millions de m3 ? Impensable. C’est le stock de vase qui s'est agglutiné dans "estuaire de la Vilaine depuis la construction en 1970 du barrage d'Arzal.

Même si, d'après les spécialistes, ce phénomène d'accumulation extrêmement complexe s'est stabilisé, la coupe est pleine. Devant la levée de boucliers des professionnels de la mer, des plaisanciers et d'associations, l'Institution d'aménagement de la Vilaine (lAV) a dû mettre à l'étude des solutions permettant de faciliter au moins les accès aux points de forte accumulation de vase.

Ces mesures ont été présentées, hier à l'issue du comité d'estuaire de la Vilaine, par son président, Jo Brohan, Yvon Mahé, président de l'IAV, et Michel Allanic et Jean Pierre Arrondeau, de la direction de cet organisme.

Un rotodévaseur

Elles vont se concrétiser par des " actions de faisabilité immédiate )Trois endroits ont été retenus. L'écluse d'Arzal, où l'IAV va renouveler l'expérience d'autocurage tentée en janvier 2003. La technique consiste à profiter des crues hivernales pour créer un processus d'accélération du débit de l'eau propre à débouchonner les ports de la Vieille Roche à Camoël et de Tréhiguier à Pénestin. Là, c'est un " rotodévaseur)J que l'on va utiliser. L'engin(une barge munie d'une fraise agricole) permettra de brasser les vases qui, remises en suspension, seront envoyées vers le large par le mouvement des marées. Ces interventions ne pourront se faire qu'en hiver et seront renouvelées de manière continue tous les ans. " Un peu comme on passe le balai brosse ), précise un élu de l',IAV, ou " comme on entretient une pelouse ), ajoute un technicien. Ce " rotodévaseur ) financé par l'IAV coûtera 200.000 € et entrera en service à la fin 2005. A Tréhiguier, ce sont ainsi 25.000 m3 de vase qui seront malaxées. Le résultat attendu est un abaissement du seuil actuel de trois mètres au niveau de la cale.

Le chenal d'accès à Billiers, depuis la balise de signalement jusqu'à l''entrée du port. A cet endroit, c'est la technique classique de dragage par succion qui sera employée. Le mélange sablovaseux sera trié sur place et le sable propre provenant de cette séparation servira à recharger les plages d'Ambon.

200.000 m3 en mer '

Reste le chenal externe de la rivière. Il s'agit d'une bande de 5 km de long sur 100 mètres de large, de l'entrée de la Vilaine à la pointe de Kervoyal (Damgan), où 200.000 m3 de sédiments constituent un obstacle à la navigation. .

Le dragage est toujours à l'étude auprès du cabinet Creocéan.

Mais cette opération se révélera nettement plus coûteuse et nécessitera de_ autorisations de rejet en mer des sédiments prélevés. Un site est prévu: au nord-ouest de l'île Dumet. La cote sur ce chenal pourrait être rabaissée alors de 1,30 m. Mais là, ce n'ester1_ore que du conditionnel.

Trois lieux de traitement, trois solutions techniques différentes.. le comité d'estuaire de la Vilaine a présenté hier son programme visant à répondre aux exigences des professionnels de la mer, des plaisanciers et d'associations quant à l'enlèvement des quelques 20 millions de m3 de vase accumulés depuis la construction du barrage d'Arzal, en 1970.

                                                                                     Gaby Simon

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Institut d'aménagement de la Vilaine maintient le cap

Douze millions d'euros contre les crues

Ouest France printemps 2004

EIections cantonales oblige, l’institut d'aménagement de la rnaine a renouvelé son conseil l'administration. Yvon Mahé, conseiller général de Saint-Nicolas-de-Redon (Loire-Atlanique) succède à Jo Briend et confirme les priorités de l'instiut : contrer les crues et alimenter en eau potable 1,5 milion d'habitants.

Aux confins du Morbihan, de la Loire-Atlantique et de l'ille-et-Vilaine, l’institut d'aménagement de la Vilaine occupe une position stratégique, De son action dépendent, depuis plus de 40 ans, la limitation des crues de la Vilaine, l'alimentation en eau potable d'un bassin de population grandissant. sans parler de ses responsabilités en matière de navigabilité, et d'impératifs. de protection environnementale.

Yvon Mahé, son nouveau président, sait où il met les pieds. Elu le 6 mai par son conseil d'administration renouvelé ans la foulée des élections cantonales (1), il était précédemment administrateur de l'IAV " C'est d'abord un équipement technique avant d'être un outil politique ", prévient-il. Les hommes ont changé, pas la donne: " Les conseils généraux des trois départements ont joué l'ouverture quant aux douze conseillers généraux chargés de les représenter. Tous ont été élus à l'unanimité. "

Fort de ce consensus, l'IAV réaffirme ses priorités. En 2005, doit s'ouvrir un chantier de trois ans (12 millions d'euros). Il vise à rectifier la courbe ducanal au confluent de la Vilaine et de l'Oust." Nous allons retirer 1,5 million de mètres cubes d'argile afin de faciliter l'écoulement vers l'aval et prévenir les crues sur Redon, détaille le président. Une digue de 2 km est prévue le long de l'Oust au Chatelet (ille-et-VIlaine) et le pont d'Aucfer doit être élargi. Début 2004, l'Institut a mis en place avec l'Etat un fonds d'acquisition des friches industrielles en zone inondables.

Parallèlement, l'IAV doit assurer l'alimentation en eau potable de 1,5 million d'habitants des trois départements, notamment Rennes en 2007. Une mission capitale compte tenu de la croissance démographique et des pics de populations estivales sur la côte.

(1) Le conseil d'administration. LoireAtlantique: Yvon Mahé, président, Christian Canonne (1er assesseur), Yves Daniel et Charles Moreau. Morbihan : Yvette Année (2e assesseur), Joseph Brohan (2e vice-président), Joël Labbé, Jean Thomas. Ille-et-Vilaine: Marcel Hamel (1 er vice-président), Martial Gabillard, Michel Gautier (secrétaire), Jean-Michel Bolle.

Nouvelle mandature, nouveau président (Yvon Mahé, au centre) et nouvelle équipe, mais priorités inchangées pour le conseil d'administration de l'Institut d'aménagement de la Vilaine.

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La Vilaine n'arrive plus à chasser la vase:

 l'ex-directeur des travaux de construction du barrage propose " sa " solution

Ouest-France Vendredi 20 février 2004

Bien malin qui trouvera la solution pour empêcher l'envasement de l'embouchure de la Vilaine. L'ancien directeur des travaux de construction du barrage d'Arzal ne croit pas à l'efficacité d'un dragage périodique et coûteux. Partisan de l’autocurage, il préconise de réduire la largeur du cours d'eau à l'aval du barrage.

 

Plus de vingt millions de mètres cubes. C'est le volume, estimé, de vase à extraire à l'embouchure de la Vilaine. Autant dire que le chantier st gigantesque. L’IAV.:lnstitution d'aménagement de la Vilaine n'envisage, pour le moment, que des enlèvements de vase restreints au port mytilicole de Tréhiguier en Pénestin, à la zone de mouillage de la Vieille Roche en Camoël et au chenal du )port de Billiers. En ce qui concerne le plateau vaseux à l'entrée de l'embouchure, rien n'a encore été décidé. Pour le Vannetais Marcel Verrey, quoi dirigea les travaux pour l'ensemble des entreprises pendant la construction du barrage d'Arzal (1966-1970), il faut " arrêter de mener la politique de l'autruche. l'origine des vases est bien connue ", affirme le technicien en retraite en se référant à un bulletin technique de génie rural édité par le ministère de l'Agriculture suite à un congrès international sur les grands barrages à Montréal en 1970 !

" Le dragage n'arrêtera pas la remontée permanente des vases marines, ce phénomène est irréversible." Il juge préférable de privilégier un système d'autocurage qui existait avant l'implantation du barrage. " l'autocurage (autodragage) s'effectuait depuis des siècles grâce aux courants. Aujourd'hui ils sont insuffisants pour enlever la vase. Le barrage a tout bloqué.

Réduire la largeur de la Vilaine

L’hydraulicien ne voit qu'une solution pour résoudre durablement le problème: rétablir les courants. " Cela passe obligatoirement par une réduction de la largeur de la VIlaine à l'aval du barrage. ., Or, elle mesure actuellement 800 mètres à 4 km en dessous du barrage, sa largeur devrait, selon lui, être diminuée de moitié environ, à l'aide de rideaux de pieux. l'aspect de la rivière changera forcément mais le sacrifice de la largeur pour restaurer les profondeurs est préférable à l'exécution, tous les 20 ans, de chantiers gigantesques. Ceux-ci entraîneraient des hausses importantes du coût du mètre cube d'eau. Est-il pensable d'augmenter ainsi le prix de l'eau potable pour le dragage de la Vilaine? (1) Si on a de l'argent à dépenser, mettons-le dans quelque chose d'efficace sinon on va jouer les Shadocks ! .,

(1) Avec 3,8 €/mètre cube, le Morbihan détient le record national du prix moyen du m3 d'eau potable (OF du 13 février).

Marcel Verrey qui dirigea les travaux de construction du barrage d'Arzal préconise de réduire la section d'écoulement de la Vi/aine en aval du barrage pour rétablir des courants favorables à l'autocurage.

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Estuaire de la Vilaine:

Travaux de désenvasement ça se précise

Echo de la presqu'ile Février 2004

Qu'il s'agisse des élus, des professionnels de la pêche ou du tourisme ou tout simplement du simple usager, tout le monde est . impatient de voir le lancement des premiers travaux de désenvasement. Très préoccupée par cette question, l'Institution d'aménagement dela Vilaine a présenté dernièrement à Muzillac les premières conclusions d'une étude.

Le centre du Vieux Couvent accùeillait lundi 9 février le comité d'estuaire de la Vilaine, une réunion au cours de laquelle la société Créocéan a présenté les premiers commentaires d'une étude commandée par l’institution de l’aménagement de la Vilaine (lA V) sur le désenvasement de la Vilaine. Trois secteurs sont plus particulièrement concernés. Il s'agit du port de Tréhiguier, de la zone de mouillage de Camoël-Arzal et du chenal de Billiers.

 

Maîtriser les difficultés

Il y a urgence mais il est bien difficile de donner une date. Guy Rival, maire de Billiers, s'est inquiété de savoir quand les premiers m3 de vase allaient être déménagés ailleurs. "Une question embarrassante" a répondu Jo Brohan, président du comité d'estuaire et par ailleurs maire de Muzillac et conseiller général qui a fait remarquer que "le comité d'estuaire mettait tout en œuvre pour lancer les travaux dans les meilleurs délais ". Les premières conclusions sont toutefois intéressantes. Elles font en effet apparaître que la qualité des sédiments est bonne. Les différentes analyses montrent que ces derniers sont en effet "exempts de toute contamination ", condition indispensable pour que les produits de dragage puissent être déversés en mer. Le représentant de la société Créocéan a dévoilé les grandes lignes de cette opération de désenvasement

Arzal-Camoël et Tréhiguier, la solution consisterait en un dragage hydraulique et un rejet des sédiments en utilisant le courant, "une solution moins dommageable pour l’environnement ". En ce qui concerne Billiers, les sédiments seraient remontés par dragage mécanique ou hydraulique avant d'être transportés sur un site d'immersion au large de l'île Dumet II faudra cependant maîtriser certaines difficultés comme l'a souligné Créocéan. Ainsi une synchronisation des opérations de refoulement et des activités du barrage s'imposera. Il faudra tenir compte de l'activité bouchots, des saisons de pêche, des rythmes biologiques des frayères... Tout comme il faudra aussi tenir compte des aspects réglementaires liés à la domanialité, à l'immersion et à Natura 2000.

Les associations de défense n'ont pas manqué de faire leurs commentaires. Le comité de défense de la baie de Kervoyal s'est montré déçu par le plan proposé. Pour ce dernier, "l'étude manque d'ambition'' .Quant à l'association Défense et sauvegarde de la baie de Vilaine, elle s'est étonnée que "l'on apporte sans grande difficulté plusde 200 000 m3 de sable sur la plage de La Baule et que l'on ait autant de peine à enlever 60 000 m3 de vases dans la Vilaine ".

Jane Boutin

Qualité de l’eau

Des scientifiques de l’institut universitaire europeen de la mer (IDEM) ont fait une étude très technique sur l'effet des pesticides sur l'ADN de l'huître et du flet, un poisson plat commun en Vilaine.

Ainsi, on apprend que dans la Vilaine, la concentration des pesticides varie de 100 à 7000 nanogrammes par litre, alors que la concentration ne doit pas dépasser 500 ng/litre (un nanogramme est une mesure infinitésimale). Les chercheurs ont aussi remarqué que certains pesticides pourraient s'accumuler dans les sédiments et s'y maintenir pendant de très nombreuses années.

Les études, rapprochées de celles effectuées dans des estuaires non contaminés, montrent notamment que le flet croît moins vite dans des zones de pesticides. De même, des dommages peuvent être causés à l'ADN.

Autocurage

Le 23 janvier dernier, l'Institution d'aménagement de la Vilaine (lA V) a profité des marées hautes et d'un débit élevé pour procéder à un autocurage afin de dégager un bouchon vaseux qui s'était formé à la sortie du barrage. Mais il a fallu interrompre l'expérimentation en raison

D’un incident. Sous l’effet d’un violent courant les portes de l "écluse qui étaient ouvertes se sont mises 'à vibrer. Les vannes du barrage ont été ouvertes pour maîtriser la situation. Cette situation a entraîné une vive réaction des usagers de l'estuaire qui n'avaient pas été prévenus. I.:IAV a promis que la prochaine fois, une large information sera faite. Les conclusions montrent cependant que l'autocurage de l'entrée de J'écluse est positif.

Des pieux, repères de vase

Onze pieùx repères de vase, baptisés vasomètres, ont été placés entre Billiers et l'entrée de Pénerf. Ils servent à mesurer l'évolution de la vase dans les lieux où ils ont été placés. Entre le 18 juillet 2003 et le 22 janvier 2004, 82 relevés ont été faits à l'occasion de coefficients de marée de 90. Sur Billiers et Kervoyal, on a ainsi observé que les variations de l'envasement étaient faibles. Entre le début des ,observations et le dernier relevé en janvier, la courbe est revenue aU: même niveau initial. Ce qui laisserait entendre que l'envasement est stabilisé. Alain Daniel, maire de Damgan, n'y croit pas beaucoup. Pour lui, les piquets auraient dû être plantés plus près du rivage.

JB

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Le comité de l'estuaire a fait le point sur la qualité de l'eau

Ouest france 12 février 2004 Muzillac

Mardi 10 février, le comité de l'estuaire s'est réuni. L'lnstitut d'Aménagement de la Vilaine (lAV) a présenté aux élus et représentants d'associations, les résultats des premières études sur la qualité de l'eau dans l'estuaire, avant d'aborder les différents problèmes liés à l'envasement.

Lors de la réunion du comité de l'estuaire, qui s'est tenue mardi, dans la salle du Vieux-Couvent, en présence d'une bonne cinquantaine de personnes, si l'on notait la présence des maires de toutes les communes riveraines, on relevait égaIement celle de l'association Défense et sauvegarde de la Baie de Vilaine de même que celle des pêcheurs et conchyliculteurs.

Après une présentation vidéo des différentes études en cours, le débat s'est instauré et des éléments intéressants concernant les perspectives d'avenir ont été évoqués.

Qualité de l'eau. La première phase de l'étude, menée par l'lnstitut universitaire européen de la mer, (IUEM), consiste actuellement à tester les réactions de la faune maritime ; on cherche et on a déjàtrouvé certains des marqueurs génétiques indispensables à la suite des études.

Envasement. L:essai d'auto curage, .le 23 janvier dernier, en sortie de barrage, a bien fonctionné. " Toutefois, précise Jean-Pierre Arrondeau, responsable à l'Institut d'aménagement de la Vilaine (IAV), un manque de communication préalable de notre part, suivi d'un problème technique survenu aux portes des éclusès durant l'opération, ont effectivement amplifié les désagréments subits par les bateaux des pêcheurs. "

Cale de Tréhiguier. Une opération ponctuelle avec les pêcheurs et l'IAV est envisagée pour dévaser ses accès. Dans le cadre d'actions égaIement ponctuelles, la nécessité d'un dragage du chenal du port de Billiers ressort, la méthode étant encore à définir, de même que pour les lotissements conchylicoles de Pénestin. Enfin, a été présenté le rapport du bureau d'études Créocéan, sur l'incidence des dragages envisagés dans l'estuaire de la Vilaine (via le suivi des pieux-repères d'envasement) : peu de changement de niveaux sont notés pour le moment. " L'élaboration d'un plan d'ensemble, a conclu le responsable de l'IAV, devra prendre en compte de nombreux paramètres. L'objectif est à deux ou trois ans et les opérations envisagées dès à présent sont ponctuelles. "

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VILAINE : Un désenvasement limité

Le télégramme                                                                                Mardi 10 février 2004

Gabriel SIMON

Le comité d'estuaire de la Vilaine était réuni, hier, avec une importante question à l'ordre du jour, puisqu'il s'agissait du désenvasement. un sujet hautement épineux. Que faire des sédiments, dont les dépôts se sont accélérés sous l'effet du barrage d'Arzal ? Le dossier a évolué. L'Institution d'aménagement de la Vilaine (JAV), gestionnaire de l'ouvrage construit en travers de la rivière dans les années 60, et de la voie d'eau, a commandé une étude qui a été présentée, hier, à Muzillac.

Mais le désenvasement envisagé ne concerne que la zone de mouillage de Camoël, le port de Tréhiguier et le chenal de Billiers. Excepté le plateau vaseux à l'entrée de l'estuaire, pour lequel rien n'est encore décidé, l'IAV n'a pas l'intention d'aller au-delà dans le désenvasement.

Hier, deux associations de défense ont critiqué ce projet. " pour son manque d'ambition".

"Les " vasomètres  veillent

Le nom va-t-il entrer dans le Larousse ? Les " vasomètres ont fait leur apparition sur le littoral de la baie de Vilaine. De quoi s'agit-il? De longs piquets plantés dans "estran et destinés à servir de repères sur l'évolution de la vase.

Toute la question est, en effet. de pouvoir mesurer l'évolution des dépôts, un mécanisme imperceptible à l'œil nu et qui peut donner, selon les uns et les autres, des interprétations différentes. Le dispositif est récent. Onze " vasomètres " ont été placés entre Billiers et Pénerf et 82 relevés ont été effectués entre juillet 2003 et janvier 2004. Tous ces témoins montrent des variations faibles. Sur Billiers, Ambon et Kervoyal, au début de l'année on est revenu après diverses petites fluctuations àl'état premier. Sur Penerf et Damgan, les niveaux ont été maintenus.

Cela voudrait-il dire que le phénomène d'envasement est stabilisé, évoluant seulement au fil des saisons? Aucune conclusion n'a été donnée en ce sens, d'autant que la période d'observation est très courte. Alain Daniel, le maire de Damgan, s'est montré sceptique. Pour lui, ces piquets sont placés trop loin dans l'estran. " En rivière de Pénerf, cela s'envase, on le voit , a-t-il dit. Il reste que ces marqueurs de sédimentation ne sont pas au goût de tout le monde, particulièrement des véliplanchistes qui voient là des obstacles dangereux. Quelques piquets ont, d'ailleurs, été brisés..

Pour quand, le début du désenvasement?

La question a été posée par Guy Rival. le maire de Billiers. Le temps presse, effectivement, du côté de la pointe de Penlan. Ce petit port, repaire, autrefois, des chaloupes et cotres spécialisés dans le chalutage à la 'perche, est devenu difficile d'accès et son étier montre un visage bien englué.

" On ne peut pas, pour l'instant, donner de réponse. Mais croyez moi, notre ambition est d'aboutir", a répondu Jo Brohan, conseiller. général. maire. muzillac et président du comité d'estuairede la Vilaine. L'impatience n'est pas seulement du côté de Billiers. Dans le port mytilicole de Tréhiguier (Pénestin) et à Camoël (La Vieille-Roche), on attend aussi le grand curage.L'étude commandée .par l'Institution d'aménagement de la Vilaine (lA V), à la société Créocéan, constituait l'un des deux grands points (voir ci-dessous) de ce comité d'estuaire. De ces travaux, il ressort que les sédiments de la Vilaine sont " propres et exempts de toute contamination". En témoignent les analyses sur les métaux et des substances organiques comme le tributylétain (ou TBT, matière contenue dans les peintures antifooling).

A l'Américaine

Il faut savoir, en effet, que les opérations de désenvasement sont aujourd'hui très encadrées sur le plan de la législation. Le déversement en mer des produits de dragage est impossible en cas de dépassement d'un seuil de contamination. Obligation est, alors, de trouver des solutions alternatives de stockage à terre. Ce qui ne sera pas le cas de la Vilaine, où rien n'interdit une réimmersion des prélevements.

Pour Camoël et Tréhiguier, l'étude préconise de prélever les .sédiments par aspiration et de les rejeter dans le courant, en vue de leur dispersion. Une méthode dite " à l'Américaine ". Pour ce qui concerne Billiers, les vases seraient égaiement pompées, mais dans ce cas immergées à 10 km dans le nord ouest de l'île Dumet, où les fonds sont compatibles avec cet épandage et ne sont pas prospectés par les pêcheurs.

Utopie

" Ces opérations seront à synchroniser avec la saison de pêche, la conchyliculture, le. rythme.biologique des frayères ", a précisé Créocéan. Et cette période la moins dommageable" est après l'automne. Il reste que ce projet n'est conçu que dans une optique de nettoyage permanent sur des sites précis. Pour l'IAV, désenvaser l'ensemble de la Vilaine confine à l'utopie, dans la mesure où ce sont des millions de mètres cubes qui se trouvent en stock. Le chantier serait colossal." L'embouchure doit être considérée comme un port qu'il faut enconséquence travailler comme un port. On n'ira pas à l'envers de la nature ", a dit David Meynier, spécialiste en géomorphologie du littoral à l'UBS.

Petit bras

Mais les associations de défense sont montées au créneau." L'étude manque d'ambition, a dit Jacques Le Hébel, (baie de Kervoyal). Il faut envisager des actions plus amples que de simples entretiens ".

" On joue petit bras. Notre déception est grande ", a renchéri Alain Le Guennec (baie de Vilaine), en précisant que ce désenvasement va s'apparenter, selon lui, à des opérations qui ont déjà eu lieu, mais cette fois de manière autorisée ". Pour les pêcheurs, ( la mise en suspension paraît être la bonne formule ", mais " pour un premier nettoyage", ils auraient préféré une autre formule que le re largage.

G.S.

 

Le stress des pesticides sur le flet et l'huître

La Vilaine fait l'objet d'une étude menée par des scientifiques de l'Institut universitaire européen de la mer (lUEM) sur la réactivité de l'ADN de l'huître et du flet (poisson plat) aux pesticides.

Cette importante voie d'eau qui se trouve à l'exutoire d'un bassin versant couvrant un quart du massif armoricain est entrée dans le groupe des estuaires européens qui dépassent les normes admises en pesticides (500 nanogrammes par litre) (*).

Dans la Vilaine, ces teneurs oscillent entre 100 ngll et 7.000 ngll. Si on note une chute de l'atrazine (désherbant traditionneldu maïs), en revanche, les traces en diuron restent stables, tandis que des nouvelles molécules comme le glyphosate apparaissent.

Dommage dans l'ADN

Les chercheurs veulent savoir quel peut être l'effet de ces pesticides sur la faune et pour analyser ce " stress ", ils ont pris pour terrain d'étude le flet et l'huître.

En faisant la comparaison avec des estuaires non contaminés, ils ont observé que pour le flet, le taux de croissance est inférieur en zone de pesticides et que cette espèce a tendance à prendre moins d'embonpoint. Mais ils ont surtout observé que des dommages peuvent être causés à l'ADN. L'ADN, c'est cette structure à doubles hélices contenue dans le noyau cellulaire, qui porte les chromosomes et détermine l'évolution biologique des êtres vivants. Et dans le cas de la Vilaine, les chercheurs ont détecté sur un gène en particulier (le phosphbglucomytase) des modifications génétiques.

L'espèce humaine

L'intérêt d'un tel travail va consister à utiliser ces gênes comme outils de suivi de la pollution par les pesticides et ses conséquences sur les animaux.

" Nous avons des outils intéressants sous le coude et nous allons voir maintenant comment ils évoluent Il, a indiqué, Jean Laroche, du laboratoire Lemar, intégré à l'IUEM.

Si les mêmes gênes sont sollicités sur l'huître et le poisson, on pourrait envisager les mêmes incidences sur l'homme. " A terme, on pourra voir comment réagit ce gêne sur l'espèce humaine", a indiqué Jean Laroche.

 

(*) Le nanogramme étant une mesure infinitésimale équivalant au gramme divisé par 10 puissance neuf.

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Désenvasement de l'estuaire:

Eric Kerdelhué fait le point

Ouest-France 24-25 janvier 2004

Ce samedi, l'association Défense et sauvegarde de la baie de Vilaine (DSBV) tient son assemblée générale. Son président, Eric Kerdelhué, fait le point sur les objectifs émis par le comité d'estuaire concernant le désenvasement.Le comité d'estuaire a proposé un plan de désenvasement de la baie de Vilaine sur trois ans: 2003-2004 dragage du port de Tréhiguier et de l'écluse d'accès au port d'ArzalCamoël ; 2004-2005 : dragage de la Cale de Vieille-Roche et du chenal d'accès au port de Billiers ; 20052006 : dragage du chenal externe de la Vilaine et définition d'un chenal navigable entre Penlan et la balise de Kervoyal ; création d'une estacade à Tréhiguier (ce dernier point n'a pas recueilli l'adhésion des professionnels concernés). Pour ce qui est des méthodes de dragage enfin, si l'Institut d'aménagement de la Vilaine est en contact avec des bureaux d'études: aucune solution n'est, à ce jour, arrêtée.

Sur tous ces objectifs, Eric Kerdelhué est catégorique: " Les mesures ponctuelles seront considérées comme des mesures d'urgence mais nous devrons rester attentifs aux solutions techniques retenues; d'autre part, ces objectifs, qui reprennent des mesures déjà prises antérieurement et qui constituent une avancée réelle, sont loin d'être un programme général d'action visant à entretenir l'estuaire.

Pour l'instant, des pieux de contrôle d'envasement sont apparus devant les plages, " Nous les appellerons des vasomètres et ça pourrait fait l'objet d'une randonnée originale en bord de mer ", ironise un peu le président. " Car il y a un grand oublié: c'est le tourisme balnéaire, Ia réhabilitation de ces espaces ainsi que de ceux de la pêche à pied est aussi une priorité qui n'est pas prise en compte et sur laquelle nous tenons à insister. ..

Quant au sort des concessions conchylicoles abandonnées, le président estime qu'il faudrait envisager des solutions pour procéder au complet arrachage des piquets, carle reste de leurs pieds, s'ils restent enfouis, continue de contribuer à la rétention des sédiments:

 Pratique. Assemblée générale de Défense et sauvegarde de la baie de Vilaine ce samedi 24, à 17 h, à la salle communale.

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Jo Briend, président de l'Institution d'aménagement passe la main en mars

La Vilaine sous surveillance informatique

Morbihan

Ouest france  janvier 2004

Jo Briend, vice-président du conseil général a présidé, hier, sa dernière cérémonie de vœux à l'Institution d'aménagement de la Vilaine. L'élu, sur le départen mars, a passé dix ans à la tête de cet établissement public aux multiples compétences. Le président a notamment appelé de ses vœux un dispositif d'alerte des crues.

Dix ans à la présidence de l'Institution d'aménagement de la Vilaine (IAV), un bon bail. Suffisant, à quelques mois de son départ - il quitte le conseil général en mars pour que Jo Briend se livre, hier, à un court inventaire des réalisations et des perspectives d'un établissement public aux compétences reconnues, " un bel outil, d'un usage simple et d'une efficacité qui contraste avec la complexité administrative ambiante. "

90 km de canalisations jusqu'à Rennes

De préoccupations strictement hydrauliques, l'IAV, compétente sur le bassin de l'Oust et de la Vilaine a dû prendre en compte, ces demières années, l'ensemble des problèmes d'environnement liés aux usages de l'eau. La prochaine opération" Vivre les marais" en est l'illustration. " Une ingénieure, Anne Le Normand a rejoint l'institution ", a précisé Michel Allanic, directeur de l'IAV. Sa mission? Orchestrer le plan Natura 2000 sur cette surface de prairies inondables. " Si nous voulons préserver activité humaine et l'environnement, il nous faut accompagner les collectivités riveraines ", fait valoir Jo Briend. La mise en valeur des milieux naturels passe aussi par le suivi, en 2004, de la frayère de Quinssignac. L’IAV va notamment assurer la surveillance des niveaux d'eau dans une boucle de la Vilaine autrefois délaissée. L’objectif étant d'y permettre la reproduction des brochets.

L’institution sait qu'on l'attend aussi sur les délicats problèmes des inondations et de l'approvisionnement en eau potable. Jo Briend ne cache pas qu'il reste encore du travail à faire afin de prévenir - à défaut de s'en prémunir - les crues. D'ici deux ans, en collaboration avec un cabinet spécialisé en gestion hydraulique, l'IAV devrait disposer d'un outil de modélisation informatique du bassin, un outil prévisionnel capable de simuler les effets des crues et leurs répercussions. L:objectif affiché est de pouvoir alerter les populations menacées avec le maximum de précision en fonction du lieu de résidence.

Quant à l'eau potable, l'IAV sait qu'elle sera amenée à jouer un rôle de plus en plus important depuis son usine de Férel. "Une liaison de 90 km doit nou$ permettre d'approvisionner d'ici 2008, la région rennaise", a rappelé Jo Briend. L'interconnexion des réseaux à Férel Campbon, en cours d'achèvement, est prévue pour garantir l'eau en qualité et en quantité. En septembre et octobre, l'usine la plus à l'est du département a opéré des délestages jusqu'à Quiberon et Auray pour cause de sécheresse.

Denis RIOU.

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Baie de Vilaine: Sauver les plages de la vase

 

Le télégramme février 04  BILLIERS

Ils sont jaune et blanc. Onze poteaux de mesure, surnommés " vasomètres ", ont été installés de Billiers à Kervoyal, afin de mesurer l'accumulation de vase aux abords des plages.

C'est le prochain cheval de bataille de l'Association de défense et sauvegarde de la Baie de Vilaine, qui se réunira en assemblée générale, samedi à 17 h, salle communale de Billiers.

Quelles méthodes

En 2003, après avoir obtenu du comité d'estuaire des objectifs et des échéances pour les trois années à venir, ce qui pour les responsables de l'association constitue déjà une belle avancée, il est question des méthodes qui seront utiliséespour désenvaser.

" Nous attendons un plan global pour 2006, nous en sommes encore bien loin ". Le président Eric Kerdelhué s'en inquiète mais il se penche aussi sur "-état des plages. Ce qu'on appelle en terme scientifique des vasières latérales, sont utilisées par les baigneurs, pêcheurs à pied, véliplanchistes et à moins de vouloir un bain de boue, les désagréments de "envasement se font de plus en plus sentir auprès de ces usagers.Or, jusqu'à présent, il est seulement question de rétablir les usages portuaires, et le chenal.

 

Les plages aussi

" Je crains que l'on oublie les plages, alors que le tourisme balnéaire est important dans le secteur, a analysé Eric Kerdelhué. Nous nous efforcerons de convaincre que cet usage du littoral doit être aussi pris en compte ".

Enfin, le troisième sujet qui fait débat concerne la réhabilitation des sites mytilicoles abandonnés. Araser ou enlever les pieux permettrait de retirer quelques obstacles qui favorisent l'accumulation de vase.

" Les mytiliculteurs ne sont pas en cause. Ils ont été contraints au fil du temps de déplacer leur site d'exploitation. C'est aussi une conséquence de l'envasement, ce d'autant plus qu'elle a un coût. Etant moins proches du littoral, les nouvelles lignes exploitées nécessitent d'investir dans des barges pour que les professionnels puissent s'y rendre, a commenté Eric Kerdelhué.

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Défense et sauvegarde de la baie de Vilaine

L'association maintient la pression

Echo de la presquile Fevrier 2004

BILLIERS

De nombreux élus parmi l'assistance

 

I.:association Défense et sauvegarde de la baie de Vilaine a tenu son assemblée générale dans la salle communale de Billiers. Environ soixante-dix personnes y ont assisté dont de nombreux élus et représentants associatifs.

Après le rapport de l'aqnée écoulée, le président Eric Kerdehué et le vice-président Alain le Guennec ont défini les actions à poursuivre:

"Dans l'année qui vient, DSBV se doit de poursuivre son travail au niveau du comité d'estuaire pour accompagner la réalisation des objectifs fixés par le plan de trois ans. Nous apporterons toute notre vigilance sur ce calendrier ainsi qu'aux solutions techniques qui seront choisies. Néanmoins

 

le rôle de notre association est aussi de servir de moteur pour que d'autres objectifs soient réalisés, notamment la restauration des espaces littoraux. Nous insisterons en particulier. sur la restauration et l'entretien des espaces de baignade et de pêche à pied. Pour cela, nous voulons que les espaces mytilicoles abandonnés soient réhabilités.

A ces fins, nous nous appuierons sur le soutien de nos élus et des associations. Le critère de réussite de cette entreprise sera l'adoption de ces objectifs par les resp,onsables ".

A ce sujet, Alain Daniel; maire de Damgan, a confirmé que" la prise de conscience des élus qui, sous l'impulsion de l'association, ont pris en compte de manière accrue l'urgence d'agir pour le désenvasement ".

Le débat a généré de nombreuses .interventions. Il a notamment porté sur le coût d'un véritable désenvasement et sur les différentes techniques à employer.

Ont également été évoqués les lâchers d'eau au barrage sans réelle concertation et la dégradation des rives. Leprésident n'est pas totalement pessimiste pour l'ensemble des problèmes.

Il a même constaté, dans certains domaines, une légère amélioration: "Il est vrai que l'lAV s'est trop longtemps soustrait à ses obligations contractuelles.

Cependant, on note un changement positif dans la mesure ou le plan actuel proposé recouvre ses obligations. La mise en place d'un plan global de désenvasement constituerait une solution. Il faudra attendre encore 2 ans pour en savoir plus. DSBV n'est ni optimiste, ni pessimiste, sa démarche est réaliste et pragmatique ".

Eric Kerdehué a, par ailleurs, affirmé la nécessité d'un partenariat impliquant l'Etat et l'Europe, à l'instar de ce qui s'est passé pour La Baule.Avant de se quitter, les adhérents ont entendu le rapport financier de la trésonère Monique Jarry.

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Institut d'aménagement de la Vilaine maintient le cap

Douze millions d'euros contre les crues

Ouest  France   printemps 2004

Elections cantonales oblige, l’institut d'aménagement de la rnaine a renouvelé son conseil l'administration. Yvon Mahé, conseiller général de Saint-Nicolas-de-Redon (Loire-Atlanique) succède à Jo Briend et confirme les priorités de l'instiut : contrer les crues et alimenter en eau potable 1,5 milion d'habitants.

Aux confins du Morbihan, de la Loire-Atlantique et de l'ille-et-Vilaine, l’institut d'aménagement de la Vilaine occupe une position stratégique, De sonn action dépendent, depuis plus de 40 ans, la limitation des crues de la Vitine, l'alimentation en eau potable d'un bassin de population grandissant. sans parler de ses responsabilités en matière de navigabilité, et d'impératifs. de protection environnementale.

. Yvon Mahé, son nouveau président, sait où il met les pieds. Elu le 6 mai par son conseil d'administration renouvelé ans la foulée des élections cantonales (1), il était précédemment admnistrateur de l'IAV " C'est d'abord un équipement technique avant d'être un outil politique ", prévient-il. Les hommes ont changé, pas la donne: " Les conseils généraux des trois départements ont joué l'ouverture quant aux douze conseillers généraux chargés de les représenter. Tous ont été élus à l'unanimité. "

Fort de ce consensus, l'IAV réaffirme ses priorités. En 2005, doit s'ouvrir un chantier de trois ans (12 millions d'euros). Il vise à rectifier la courbe ducanal au confluent de la Vilaine et de l'Oust." Nous allons retirer 1,5 million de mètres cubes d'argile afin de faciliter l'écoulement vers l'aval et prévenir les crues sur Redon, détaille le président. Une digue de 2 km est prévue le long de l'Oust au Chatelet (ille-et-VIlaine) et le pont d'Aucfer doit être élargi. " Début 2004, l'Institut a mis en place avec l'Etat un fonds d'acquisition des friches industrielles en zone inondables.

Parallèlement, l'IAV doit assurer l'alimentation en eau potable de 1,5 million d'habitants des trois départements, notamment Rennes en 2007. Une mission capitale compte tenu de la croissance démographique et des pics de populations estivales sur la côte.

(1) Le conseil d'administration. LoireAtlantique: Yvon Mahé, président, Christian Canonne (1er assesseur), Yves Daniel et Charles Moreau. Morbihan : Yvette Année (2e assesseur), Joseph Brohan (2e vice-président), Joël Labbé, Jean Thomas. Ille-et-Vilaine: Marcel Hamel (1 er vice-président), Martial Gabillard, Michel Gautier (secrétaire), Jean-Michel Bolle.

Nouvelle mandature, nouveau président (Yvon Mahé, au centre) et nouvelle équipe, mais priorités inchangées pour le conseil d'adminisj;ration de l'Institut d'aménagement de la Vilaine.

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IAV: Vilaine Projet 2004

l'Institution d'aménagement de la Vilaine aura un nouveau président cette année. Jo Briend, qui quittera son poste après dix années de service.l'institution d'aménagement de la Vilaine a été créée en 1961. Cet établissement public d'intérêt collectif (Epic) joue un rôle important dans la vie des départements du Morbihan, de l'ille-et-Vilaine et de loire-Atlantique. Il assure la gestion du barrage d'Arzal, de la station d’eau potable de Ferel et il a en charge la voie d'eau de la Vilaine.

Jo Briend en est le troisième président avec un mandat commencé il y a dix ans, Hier, à la Roche: Bernard, c'étaient ses derniers vœux, l'lA V doit être présidée, en effet, par un conseiller général d'un des trois départements. Or Jo Briend se met cette année à la retraite du conseil général du Morbihan.

Modélisation des crues

" Votre recherche permanente de l'adhésion de tous, votre autorité naturelle, exercée à chaque instant avec mesure mais aussi détermination, ont éclairé le chemin à parcourir ensemble, particulièrement dans les moments difficiles de la vie de notre établissement ", a dit Michel Allanic, le directeur.

Jo Briend a rappelé qu'il est entré en fonction peut avant les grandes inondations de 1995, A ce propos, il a mis l'accent sur la nécessité " d'améliorer encore la prévision des crues ",

Un outil de modélisation hydraulique va être mis en œuvre par l'IAV. Il permettra de mieux prévoir la hauteur des eaux dans les quartiers concernés de la ville deRedon. Hier, la Vilaine avait un débit de 500 m3/seconde, correspondant à une crue classique. " Il ,n'y a pas d'inquiétude à avoir ", indiquait Michel AIIanic. le débit le plus fort qui ait été connu est de 800 m3/seconde.

Vase: des dragages

Au titre des grands chantiers de l'IAV, en 2004, Jo Briend a cité l'opération de dragage en aval de Guipry, la première année de suivi de la frayère de Quinssignac, le démarrage de l'opération de maintien de la diversité biologique sur les marais et l'atténuation des effets de l'envasement.

Sur ce point, des interventions de dragage sont prévues dans l'année à Tréhiguier, à Camoël et dans le chenal de Billiers (lire égaIement page 18 de cette édition). " Pour l'instant, on ne sajt pas encore comment aborder l'entrée de la Vilaine ", précise Michel Allanic, Quant au projet de deuxième écluse, à Arzal, il sera maquettisé en 2004, avant une réalisation dans trois à quatre ans.

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