|
|
 |
Revue de
presse 2003
|
 |
Billiers: Réunion sur
l'envasement en Baie de Vilaine: un débat animé
|
|
Ouest-France Jeudi 12
juin 2003
Vendredi 13 juin, s'est
tenue,dans la salle communale, une réunion .débat organisée par
l'association Défense et sauvegarde de la Baie e Vilaine (DSBV).
La réunion de vendredi a
rassemblé une soixantaine de participants, parmi lesquels: Guy
Rival, maire de Billiers et Bernard Audran, maire d'Ambon. Les
représentants de l'association, Eric Kerdelhué se président, Eric
Méhuis et Mithel Tassery animaient le débat.
"A la suite de nos
actions, il y a eu , en haut lieu, le déclic pour faire quelque
chose, ce sera fait au minimum si nous n'avons pas d'exigences,
mais pour l'instant, précise Eric Mehuys, concernant le
désenvasement, la méthode n'est' pas encore définie, elle devrait
l'être avec notre avis. "
L'inquiétude reste toutefois de mise pour les professionnels qui
subissent l'envasement des chenaux d'accès aux ports, et qui
redoutent que la vase extraite, ne soit seulement déplacée que de
quelques centaines de mètres, ce qui la fait revenir dans les trois
ou quatre mois qui suivent.
Quant aux problèmes des
vasières latérales, que deviennent rapidement certaines plages du
littoral: " Ne faudrait-il pas non plus demander des
actions concernant l'usage des littoraux, plages et pêche à
,pieds? C'est aussi aux élus de nous épauler en demandant
réparation ", a déclaré Eric Kerdelhué, président
de DSBV. Des études seront réalisées pour aboutir à la
modélisation hydrosédimentaire. Elles comporteront une évaluation
économique débouchant sur un plan général d'action dans les
trois ans à venir. Ces travaux seraient effectués par l'IAV.
De nombreux avis ont été donnés, notamment
celui de ne pas voir augmenter la capacité de la réserve d'eau
potable, ce qui finirait par réduire encore les lâchers d'eau,
donc les effets de chasse, seule méthode naturelle vraiment
efficace.
Enfin, une inquiétude est
latente dans l'esprit des usagers: quelles que soient les, mesures
nouvelles qui seraient décidées: " Qui paiera la note,
sans doute salée, pour que soit vendue encore plus d'eau douce?
"
|
Envasement de l’estuaire de la Vilaine
Parer au plus urgent.
|
|
Echo de la presqu’île 31 janvier 2003-01-03
Plus
personne ne le nie l’envasement de l'estuaire de laVilaine a été
accéléré, en aval, par la construction du barrage d'Arzal
et par l'utilisation de cet ouvrage comme réserve d'eau potable. Pour faire
reculer cette gangrène qui ronge l'estuaire, une réunion très
constructive a permis, lundi à Camoël de prendre ce problème
à bras le corps.
A Tréhiguier, à Vieille Roche et à Billiers, les problèmes
d'envasement on connaît. Chaque jour les professionnels de la mer sont
confrontés aux contraintes imposées par ce phénomène
progressivemen apparu depuis la mise en service du barrage d' Arzal en 1970
. Longuement débattuedans le cadre du Sage Vilaine schéma d'aménagement
et de gestion des eaux constitué le 17 janvier dernier, cette question
est gérée par le Comité d'Estuaire qui se réunissait
pour la deuxième fois. Composé d'élus, de représentants
des services de J'Etat et de représentants des usagers, ce comité
répond à la volonté
commune d'agir sur l'estuaire.
Comprendre
l'envasement
"Il
n y a plus de tension rive droite, rive gauche. Même si les échanges
restent fermes" note Jo Brohan, conseiller général,
maire de Muzillac et président du Comité d'Estuaire de la Vilaine,
qui, à l'issue de la réunion de lundi affichait clairement sa
satisfaction. Chacun est unanime la réunion a été. constructive
".Au cours de ce Comité d'Estuaire, l'ensemble des
grands problèmes a été passé en revue. La mytiliculture
et le tourisme sont les premiers à faire les frais de l' envasement.
Pour diminuer ce phénomène de plus en plus préoccupant,
il est d'abord envisagé de réaliser une étude hydrosédimentaire
de l'estuaire de la Vilaine afin de comprendre le mécanisme des dépôts
sédimentaires en vue d'élaborer un plan d'action d'entretien pour
permettre l'accès aux infrastructures les plus pénalisées.
Cette étude devrait débuter au printemps 2003. Selon les souhaits
du président Brohan,"elle sera encadrée par un
groupe de travail restreint qui relaiera les problèmes soulevés
lors des Comités d'Estuaire ".Les éléments
de connaissance scientifique sont d'ores et déjà collectés.
Il s'agit, dans un premier temps de suivre la bathymétrie de l’estuaire
depuis 1960 afin d’analyser son évolution depuis la mise en service
du barrage. Confiée à l'université de Bretagne Sud, son
intérêt est de connaître l'évolution de la sédimentation
afin d'une part de savoir si l'estuaire continue à s'envaser ou non et
d'autre part de voir l'influence de certains phénomènes comme
les crues. Par ailleurs, une mission de radar aéroportée a été
menée par Ifremer en collaboration avec l'lAV à l'automne dernier
pour quantifier et localiser les vasières latérales. Enfin, le
suivi de l'envasement par des repères altimétriques situés
en haut de certaines plages, de la rive nord dans un premier temps, sera relancé
à partir du printemps.
Jusqu'ici, toutes les actions qui ont été menées par l'IAV
ont été financées par les trois départements: Morbihan,
Loire-Atlantique et Ille-etVilaine. "Nous sommes bons princes"
souligne en passant le président du Comité d'estuaire Jo Brohan
qui fait observer que "le barrage est pourtant un ouvrage bâti
par l'Etat". Mais dans l'estuaire de la Vilaine, on ne désespère
pas de voir les instances nationales mettre la main au porte-monnaie lorsque
des opérations plus costauds seront lancées... pas avant trois
ans.
Jane
Boutin
Les missions du Comité d'Estuaire ne concernent pas exclusivement
les problèmes liés à l'envasement. Cette assemblée
a une vocation plus large de consultation sur des questions liées aux
usages de l'eau de l'estuaire, au suivi de la qualité de l'eau en insistant
notamment sur la nécessité de compléter et de coordonner
les réseaux de mesure existants, d'explication des phénomènes
biologiques et anthropiques liés notamment au fonctionnementdu barrage
d' Arzal.
Dans
un autre domaine, une étude de l'IDEM (institut universitaire
européen de la mer) sur l'évaluation des risques liés à
l'utilisation des pesticides sera réalisée dans l'estuaire pour
connaître les perturbations subies par les huîtres et les poissons.
Une étude socio-technique sur le problème chronique de dessalure
d'estuaire et les solutions palliatives envisagées a été
validée parle Comité d'Estuaire et commandée par l'IAV
Elle débutera dès ce mois de février.
|
Arzal : situation critique
pour la plaisance
Le niveau du plan d'eau
baisse de 2 à 3 cm par jour
|
| Ouest France
29 août 2003
Le déficit pluviométrique constaté
depuis le printemps impose une grande vigilance quant à la gestion
du plan d'eau en amont du barrage d'Arzal. L'institut gestionnaire (lAV)
va jusqu'àenvisager la fermeture de l'ouvrage aux plaisanciers.
La réserve d'eau du barrage d'Arzal accuse
aujourd'hui une forte baisse due à un long déficit pluviométrique
conjugué à des températures particulièrement élevées. A deux
reprises déjà. le président de l'IAV (Institut d'aménagement de
la Vilaine) avait tiré la sonnette d'alarme et prévenu les
responsables des ports de plaisance et les maires des communes
situées en amont du barrage. . Le 28 août, dans un courrier
adressé à ces derniers, Michel Allanic précise que la situation
peut être qualifiée de critique. La baisse du niveau du plan d'eau
étant de l'ordre de 2 à 3 cm par jour, " L'objectif demeurant
le maintien de la réserve d'eau douce pour la production d'eau
potable, je me vois, dit-il, dans l'obligation d'adopter des mesures
plus restrictives. "
Ainsi, l'éclusage au barrage d'Arzal ne se fait
plus qu'à partir d'un nombre minimum de 10 bateaux, Ces mesures qui
ont pris effet le 26 août, se poursuivent de la manière suivante:
suppression des éclusages de 18 h aujourd'hui 29 août ;
suppression
des éclusages de 8 h, 18 h, et 20 h le 30 août; suppression
des 8 h et 20 h du 31 août; des 8 h, g h, et 20 h le 1er septembre.
Si ces décisions s'avéraient insuffisantes au regard des
objectifs de gestion, indique le président de l'IAV, 1des mesures
restrictives pouvant aller jusqu'à la fermeture totale mais
temporaire de l'écluse pourraient être envisagées.
Actuellement, près de 2 000 bateaux de plaisance
sont stationnés
en amont du barrage.
1
|
|
|