DSBV

Défense et 

Sauvegarde de 

la Baie 

de Vilaine

L'association

Le Barrage d'Arzal

Envasement: le constat

Désenvasement: où en est-on?

Au bord de la Rance...

La Presse

Le Journal de DSBV

Le SAGE Vilaine

 
Années archivées
2005
2004
2003
2002

Année 2004

 

Les premières mesures concrètes ont été annoncées hier à Pénestin

Désenvasement prévu pour l'an prochain

Douze millions d'euros contre les crues

L'ex-directeur des travaux propose sa solution

Arzal : situation critique pour la plaisance

Le niveau du plan d'eau baisse de 2 à 3 cm par jour

 

 
 

Adresse:

DSBV BP11 

56190 BILLIERS

 

Email:

Défense_Sauvegarde.

Baie_Vilaine@tiscali.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour haut de page

Revue de presse 2003

 

Billiers: Réunion sur l'envasement en Baie de Vilaine: un débat animé

Ouest-France Jeudi 12 juin 2003

Vendredi 13 juin, s'est tenue,dans la salle communale, une réunion .débat organisée par l'association Défense et sauvegarde de la Baie e Vilaine (DSBV).

La réunion de vendredi a rassemblé une soixantaine de participants, parmi lesquels: Guy Rival, maire de Billiers et Bernard Audran, maire d'Ambon. Les représentants de l'association, Eric Kerdelhué se président, Eric Méhuis et Mithel Tassery animaient le débat.

"A la suite de nos actions, il y a eu , en haut lieu, le déclic pour faire quelque chose, ce sera fait au minimum si nous n'avons pas d'exigences, mais pour l'instant, précise Eric Mehuys, concernant le désenvasement, la méthode n'est' pas encore définie, elle devrait l'être avec notre avis. "

L'inquiétude reste toutefois de mise pour les professionnels qui subissent l'envasement des chenaux d'accès aux ports, et qui redoutent que la vase extraite, ne soit seulement déplacée que de quelques centaines de mètres, ce qui la fait revenir dans les trois ou quatre mois qui suivent.

Quant aux problèmes des vasières latérales, que deviennent rapidement certaines plages du littoral: " Ne faudrait-il pas non plus demander des actions concernant l'usage des littoraux, plages et pêche à ,pieds? C'est aussi aux élus de nous épauler en demandant réparation ", a déclaré Eric Kerdelhué, président de DSBV. Des études seront réalisées pour aboutir à la modélisation hydrosédimentaire. Elles comporteront une évaluation économique débouchant sur un plan général d'action dans les trois ans à venir. Ces travaux seraient effectués par l'IAV.

De nombreux avis ont été donnés, notamment celui de ne pas voir augmenter la capacité de la réserve d'eau potable, ce qui finirait par réduire encore les lâchers d'eau, donc les effets de chasse, seule méthode naturelle vraiment efficace.

Enfin, une inquiétude est latente dans l'esprit des usagers: quelles que soient les, mesures nouvelles qui seraient décidées: " Qui paiera la note, sans doute salée, pour que soit vendue encore plus d'eau douce? "

 

 

 

 

Envasement de l’estuaire de la Vilaine
Parer au plus urgent.

Echo de la presqu’île 31 janvier 2003-01-03

Plus personne ne le nie l’envasement de l'estuaire de laVilaine a été accéléré, en aval, par la construction du barrage d'Arzal et par l'utilisation de cet ouvrage comme réserve d'eau potable. Pour faire reculer cette gangrène qui ronge l'estuaire, une réunion très constructive a permis, lundi à Camoël de prendre ce problème à bras le corps.
A Tréhiguier, à Vieille Roche et à Billiers, les problèmes d'envasement on connaît. Chaque jour les professionnels de la mer sont confrontés aux contraintes imposées par ce phénomène progressivemen apparu depuis la mise en service du barrage d' Arzal en 1970 . Longuement débattuedans le cadre du Sage Vilaine schéma d'aménagement et de gestion des eaux constitué le 17 janvier dernier, cette question est gérée par le Comité d'Estuaire qui se réunissait pour la deuxième fois. Composé d'élus, de représentants des services de J'Etat et de représentants des usagers, ce comité répond à la volonté commune d'agir sur l'estuaire.

Comprendre l'envasement

"Il n y a plus de tension rive droite, rive gauche. Même si les échanges restent fermes" note Jo Brohan, conseiller général, maire de Muzillac et président du Comité d'Estuaire de la Vilaine, qui, à l'issue de la réunion de lundi affichait clairement sa satisfaction. Chacun est unanime la réunion a été. constructive ".Au cours de ce Comité d'Estuaire, l'ensemble des grands problèmes a été passé en revue. La mytiliculture et le tourisme sont les premiers à faire les frais de l' envasement. Pour diminuer ce phénomène de plus en plus préoccupant, il est d'abord envisagé de réaliser une étude hydrosédimentaire de l'estuaire de la Vilaine afin de comprendre le mécanisme des dépôts sédimentaires en vue d'élaborer un plan d'action d'entretien pour permettre l'accès aux infrastructures les plus pénalisées. Cette étude devrait débuter au printemps 2003. Selon les souhaits du président Brohan,"elle sera encadrée par un groupe de travail restreint qui relaiera les problèmes soulevés lors des Comités d'Estuaire ".Les éléments de connaissance scientifique sont d'ores et déjà collectés. Il s'agit, dans un premier temps de suivre la bathymétrie de l’estuaire depuis 1960 afin d’analyser son évolution depuis la mise en service du barrage. Confiée à l'université de Bretagne Sud, son intérêt est de connaître l'évolution de la sédimentation afin d'une part de savoir si l'estuaire continue à s'envaser ou non et d'autre part de voir l'influence de certains phénomènes comme les crues. Par ailleurs, une mission de radar aéroportée a été menée par Ifremer en collaboration avec l'lAV à l'automne dernier pour quantifier et localiser les vasières latérales. Enfin, le suivi de l'envasement par des repères altimétriques situés en haut de certaines plages, de la rive nord dans un premier temps, sera relancé à partir du printemps.
Jusqu'ici, toutes les actions qui ont été menées par l'IAV ont été financées par les trois départements: Morbihan, Loire-Atlantique et Ille-etVilaine. "Nous sommes bons princes" souligne en passant le président du Comité d'estuaire Jo Brohan qui fait observer que "le barrage est pourtant un ouvrage bâti par l'Etat". Mais dans l'estuaire de la Vilaine, on ne désespère pas de voir les instances nationales mettre la main au porte-monnaie lorsque des opérations plus costauds seront lancées... pas avant trois ans.

Jane Boutin


Les missions du Comité d'Estuaire ne concernent pas exclusivement les problèmes liés à l'envasement. Cette assemblée a une vocation plus large de consultation sur des questions liées aux usages de l'eau de l'estuaire, au suivi de la qualité de l'eau en insistant notamment sur la nécessité de compléter et de coordonner les réseaux de mesure existants, d'explication des phénomènes biologiques et anthropiques liés notamment au fonctionnementdu barrage d' Arzal.

Dans un autre domaine, une étude de l'IDEM (institut universitaire européen de la mer) sur l'évaluation des risques liés à l'utilisation des pesticides sera réalisée dans l'estuaire pour connaître les perturbations subies par les huîtres et les poissons. Une étude socio-technique sur le problème chronique de dessalure d'estuaire et les solutions palliatives envisagées a été validée parle Comité d'Estuaire et commandée par l'IAV Elle débutera dès ce mois de février.

 

Arzal : situation critique pour la plaisance

Le niveau du plan d'eau baisse de 2 à 3 cm par jour

Ouest France 29 août 2003

Le déficit pluviométrique constaté depuis le printemps impose une grande vigilance quant à la gestion du plan d'eau en amont du barrage d'Arzal. L'institut gestionnaire (lAV) va jusqu'àenvisager la fermeture de l'ouvrage aux plaisanciers.

La réserve d'eau du barrage d'Arzal  accuse aujourd'hui une forte baisse due à un long déficit pluviométrique conjugué à des températures particulièrement élevées. A deux reprises déjà. le président de l'IAV (Institut d'aménagement de la Vilaine) avait tiré la sonnette d'alarme et prévenu les responsables des ports de plaisance et les maires des communes situées en amont du barrage. . Le 28 août, dans un courrier adressé à ces derniers, Michel Allanic précise que la situation peut être qualifiée de critique. La baisse du niveau du plan d'eau étant de l'ordre de 2 à 3 cm par jour, " L'objectif demeurant le maintien de la réserve d'eau douce pour la production d'eau potable, je me vois, dit-il, dans l'obligation d'adopter des mesures plus restrictives. "

Ainsi, l'éclusage au barrage d'Arzal ne se fait plus qu'à partir d'un nombre minimum de 10 bateaux, Ces mesures qui ont pris effet le 26 août, se poursuivent de la manière suivante: suppression des éclusages de 18 h aujourd'hui 29 août ; suppression des éclusages de 8 h,  18 h, et 20 h le 30 août; suppression des 8 h et 20 h du 31 août; des 8 h, g h, et 20 h le 1er septembre.

Si ces décisions s'avéraient insuffisantes au regard des objectifs de gestion, indique le président de l'IAV, 1des mesures restrictives pouvant aller jusqu'à la fermeture totale mais temporaire de l'écluse pourraient être envisagées.

Actuellement, près de 2 000 bateaux de plaisance sont stationnés

en amont du barrage. 1