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L'association

Le Barrage d'Arzal

Envasement: le constat

Désenvasement: où en est-on?

Au bord de la Rance...

La Presse

Le Journal de DSBV

Le SAGE Vilaine

 

Le Barrage d'Arzal

Situation Géographique
La pêche à la civelle à ARZAL
1970:le barrage en construction
la marée grise
Autorisation de construction du barrage
L'IAV est gestionnaire de la retenue d'eau et de l'usine de FEREL.

Adresse:

DSBV BP11 

56190 BILLIERS

 

Email:

contact@dsbv.org

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Barrage d'Arzal

 

Situation géographique

Le Barrage se situe a 6 km de l'embouchure de la Vilaine sur le site de la Vielle Roche entre la commune d'Arzal et la commune de Camoël. C'est un barrage comportant une digue et 5 portes permettant de réguler le débit de Vilaine lors des crues hivernales. Une écluse  relie le plan d'eau à la mer. Cette écluse met en liaison le réseau fluvial breton et l'océan et permet donc la navigation entre Redon et la mer. Si on cumule les effectifs du port d'Arzal Camoël situé juste au dessus du barrage celui de la Roche Bernard, de Béganne, Folleux ont parvient actuellement à plus de 2000 mouillages

Le Barrage d'ARZAL a été mis en eau en 1970. L'Institut d'Aménagement de la Vilaine (IAV) a été créé pour la conduite de ce projet. Les objectifs du barrage étaient d'une part, la protection de la région de Redon contre les crues de la Vilaine et d'autre part la valorisation agricole des marais de Redon. L'envasement de la partie maritime, malgré la mise en garde des mytiliculteurs, avait été honteusement sous estimé.
Le barrage devait apporter emploi et prospérité à la Région. Raymond Marcellin (Député de Vannes et ministre) annonçait un véritable Eldorado.
30 ans après, l'estuaire de la Vilaine est largement envasé (25 millions de mètres cubes), Le développement agricole n'a pas eu lieu dans les proportions annoncées, la région de Redon est périodiquement inondée. Les retombées en terme d'emploi induites par le barrage sont minimes.

 

La pêche à la civelle à ARZAL

La pêche à la civelle devant le barrage d'Arzal

        La civelle est l'alevin de l'anguille. Poussée par le Gulf stream depuis la mer des Sargasses elle remonte les estuaire de l'Europe de l'ouest. La pêche à la civelle est une activité saisonnière dans l'estuaire de la Vilaine. Durant l'hiver, près d'une centaine de bateaux munis de tamis viennent pêcher la civelle devant le barrage. Très lucrative au début des années 1980, les prises de civelles sont en très forte diminution. Cette pêche est désormais très réglementée.  La civelle pêchée est principalement destinée au marché asiatique pour fournir les élevages d'anguilles chinois. Malgré tout, cette pêche demeure attractive car la civelle reste bloquée devant le barrage.  On voit alors le ballet des bateaux qui tournent devant les portes du barrage.

Des conflits d'usage opposent chaque année les pêcheurs et le gestionnaire du plan d'eau. L'origine de ces conflits est invariablement liée aux lâchés d'eau qui entraînent une surmortalité des stocks de civelle.

 

1970:le barrage en construction....

 

On nous annonçait l'Eldorado...

Les 5 portes du barrage permettent son ouverture. A l'heure actuelle la gestion de la ressource en eau potable est prioritaire sur les autres usages...

L'idée de la construction d'un barrage dans l'estuaire de la Vilaine remonte aux années 1930. L'aménagement du cours de la Vilaine avait pour objectif la protection de la ville de Redon contre les crues hivernales et aussi le développement agricole des marais de Redon. De ce plan initial seul le barrage de Redon sera réalisé. La guerre a interrompu le projet. C'est au début des années cinquante que le projet réapparaît. Comme 3 départements (56,35 et 44) sont partie prenante dans la gestion du marais de Redon, le projet sera de nature interdépartementale. C'est le Vicomte du Dresnay conseiller général 44 qui sera en charge du projet.

Trois sites sont pressentis pour la construction du barrage, Foleux, La Roche Bernard, et Arzal Camoël. Le projet prévoit une écluse, le passage d'une route et d'un barrage à 5 portes permettant de réguler le niveau d'eau. Le projet rencontre une farouche opposition des producteurs de moules qui y voient une menace pour leurs activités et de M Vignal maire et conseiller général de la Roche-Bernard qui voit d'un mauvais œil une route traversant la Vilaine passer autre part que sur sa commune.  Les communes agricoles en amont du barrages soutiennent le projet. Les autres communes littorales préfèrent fermer les yeux.Il faut dire que l'argumentaire développé par l'IABV mésestime éhontément l'impact négatif de l'édifice sur l'estuaire.

 

Carte postale du barrage en construction

La décision de construire le barrage sur le site d'Arzal Camoël date du début des années 60. A cette époque le développement des stations touristiques de la presqu'île Guérandaise est important. Or cette région ne dispose pas des ressources en eau potable pour répondre aux besoins des estivants. C'est alors qu'apparaît l'idée de se servir du plan d'eau derrière le barrage pour les besoins en eau potable.

Lors des études préliminaires l'envasement était prévu. Le laboratoire chargé des études note que l'envasement à l'aval du barrage est inévitable mais qu'il est impossible de préciser une échelle de temps pour cet envasement. 

Jusqu'en 1969, l'IAV et le Ministère de l'Equipement chercheront à contractualiser qui aura la charge du maintien des fonds à l'aval du barrage.

 

...On a la marée grise!

30 ans après, le barrage a été construit. Le problème des crues à Redon n'a été que partiellement résolu. Le développement agricole des marais de Redon n'a pas eu lieu dans les proportions annoncées. L'usine d'eau du Drezet fournit 20 millions de mètres de cubes d'eau potable. Un port de plaisance s'est développé derrière le barrage. L'envasement moyen de l'estuaire est de 2,5m en moyenne . Les activités de pêche de mytiliculture sont menacées. L'activité touristique, bien qu'encore en développement, sera touchée dans les années qui viennent. Les mesures pour lutter contre l'envasement prévue n'ont jamais été prises. L'estuaire est victime de la marée grise!

 

Désenvaser: Une obligation contractuelle de l'IAV

Lors de la construction du barrage des dispositions contractuelles pour prévenir l’envasement ont pourtant été rédigées.

Déclaration de construction du barrage.

(21 Décembre 1969 Article 15)

L’institution (IAV)prendra en permanence les dispositions pour assurer le maintien des profondeurs telles qu’elles existeraient en l’absence de barrage.

Pendant 30 ans L’IAV a négligé ses obligations. On mesure aujourd’hui les conséquences de cette négligence. Les dispositions du SAGE Vilaine, dans la mesure où les solutions techniques et financières seront mises en application constituent une réponse aux problèmes posés. C’est un premier pas qui vient d’être franchi. Le SAGE Vilaine constitue un cadre institutionnel grâce auquel le désenvasement devient possible.

 

...Mais derrière le barrage, il y a de l'eau douce

En 1968, soit 2 ans avant la mise en eau du barrage, la construction de l'usine d'eau de FEREL était décidée. Prévue pour approvisionner en eau potable la presqu'île Guérandaise (400.000 habitants), l'usine d'eau produira bientôt 20 millions de mètres cubes d'eau potable (soit 1 500 000 habitants).

En même temps que se développait l'unité de production  d'eau de Ferel, se développait le tourisme et l'économie résidentielle à la Baule sur la presqu'île de Guérande  et la presqu'île de Rhuys. 

L'enjeu principal du barrage
est donc la production d'eau potable.

 

L'IAV est gestionnaire de la retenue d'eau et de l'usine de FEREL.

L'IAV est un institut interdépartemental regroupant les conseils généraux du 44, 35 et 56. L'IAV a été créée à l'occasion de la construction du barrage (1960). L'IAV est gestionnaire du barrage, du plan d'eau d'Arzal, de l'usine de traitement d'eau de Férel. Ses compétences se sont étendues aux voies navigables et bien plus encore depuis l'adoption du SAGE Vilaine.

Les intérêts des communes de l'estuaire et de leurs habitants ont été sacrifiés à la production d'eau potable.

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